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Rééducation et réadaptation : comprendre les soins SSR

La rééducation et la réadaptation constituent des étapes essentielles du parcours de soins pour les personnes ayant subi un accident, une intervention chirurgicale ou atteintes d’une maladie invalidante. Ces services, regroupés sous l’acronyme SSR (Soins de Suite et de Réadaptation), visent à restaurer l’autonomie fonctionnelle et à favoriser le retour à la vie quotidienne. Comprendre le fonctionnement de ces structures, les droits des patients et les modalités de financement permet à la personne en situation de handicap et à sa famille de mieux préparer ce parcours thérapeutique.

Cette page explique en détail le rôle des centres SSR, les différents types de prise en charge, les conditions d’accès et les ressources pour accompagner la personne tout au long de son séjour en rééducation.

Qu’est-ce que la rééducation et la réadaptation (SSR) ?

La rééducation fonctionnelle est l’ensemble des techniques et des exercices visant à restaurer ou améliorer les capacités physiques, motrices et sensorielles d’une personne ayant perdu une fonction suite à un accident, une maladie ou une intervention chirurgicale. La réadaptation, quant à elle, va au-delà en envisageant le retour global à la vie sociale et professionnelle.

Les services SSR (Soins de Suite et de Réadaptation) sont des structures sanitaires intermédiaires entre l’hôpital aigu et le domicile. Elles prennent en charge les patients après une phase de soins intensifs et leur permettent de progresser vers une meilleure autonomie. Ces établissements accueillent des patients atteints de traumatismes (accidents de la route, chutes), de pathologies neurologiques (AVC, paralysie), de problèmes orthopédiques (fractures du fémur, rupture du ligament croisé) ou encore d’affections respiratoires.

Différence entre rééducation et réadaptation

La rééducation se concentre sur la restauration des fonctions motrices et sensorielles perdues (retrouver la force musculaire, la mobilité articulaire). La réadaptation élargit l’accompagnement au-delà du seul aspect médical : travail sur l’accessibilité du domicile, réinsertion professionnelle, adaptation à un handicap acquis, estime de soi. Les deux approches sont complémentaires dans les centres SSR.

Les différents types de SSR et spécialités

Il existe plusieurs catégories de centres SSR, selon la nature du handicap ou de la maladie prise en charge :

  • SSR polyvalent ou généraliste : accueille des patients souffrant de problèmes variés (traumatismes, chirurgie générale, affections non spécialisées)
  • SSR spécialisé traumatologie : dédie aux patients victimes d’accidents graves, de fractures complexes, d’amputations
  • SSR neurologique : prend en charge les patients atteints d’AVC, de traumatisme crânien, de maladies neuromotrices, de paraplégie ou tétraplégie
  • SSR cardiaque et respiratoire : pour les patients ayant subi un infarctus, une intervention cardiaque, ou souffrant d’insuffisance respiratoire
  • SSR rhumatologique : spécialisé dans les affections articulaires, l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde
  • SSR gériatrique : destiné aux personnes âgées en perte d’autonomie suite à une chute, une intervention ou une maladie chronique
  • SSR oncologique : pour les patients en rémission ou en fin de traitement du cancer, travaillant sur la récupération physique et la réadaptation
  • SSR addiction : suivi des personnes en sortie de cure de désintoxication ou d’alcoolisme
💡 Cas pratique : orientation vers un SSR

Monsieur Laurent, 58 ans, a été victime d’un AVC qui a paralysé sa jambe gauche. Après 10 jours d’hospitalisation en service de neurologie, les médecins le réorientent vers un SSR neurologique pour 3 à 4 semaines. L’objectif : récupérer de la force musculaire, apprendre à marcher avec un appui (canne ou orthèse), retrouver l’équilibre et préparer le retour au domicile avec les aménagements nécessaires. L’équipe SSR travaille aussi avec sa famille pour les former à l’accompagnement au quotidien.

Le parcours de soins en SSR

L’accès à un centre SSR suit un processus bien défini. La personne ne peut pas se présenter directement ; une orientation médicale est requise.

1. Qui peut accéder à un SSR ?

La personne en situation de handicap ou d’invalidité temporaire ayant besoin de rééducation suite à :

  • Un accident (traumatisme crânio-cérébral, polytraumatisme, brûlures)
  • Une intervention chirurgicale (orthopédie, chirurgie cardiaque, chirurgie vasculaire)
  • Une maladie aiguë (AVC, infarctus du myocarde, pneumonie sévère)
  • Une pathologie chronique en phase de décompensation ou d’aggravation
  • Une maladie progressive (sclérose latérale amyotrophique, myopathie)
⚠️ Conditions d'admission

L’admission en SSR nécessite une prescription médicale du médecin hospitalier ou du médecin traitant. La personne doit être capable de participer activement aux soins (notion de potentiel de récupération). Les personnes entièrement dépendantes ou en situation palliative exclusive peuvent être réorientées vers d’autres structures comme les EHPAD ou les unités de soins palliatifs.

2. Comment accéder à un SSR ?

Étape 1 : prescription médicale. Le médecin hospitalier (ou le médecin traitant) remplit une prescription de rééducation, indiquant le type de SSR adapté et la durée estimée du séjour.

Étape 2 : recherche d’une place. L’hôpital ou le cabinet médical contacte les SSR disponibles pour proposer la personne. Les délais d’accès varient de quelques jours à plusieurs semaines selon la région et la spécialité.

Étape 3 : admission. Une fois une place trouvée, la personne se présente au SSR avec ses documents médicaux et administratifs (carnet de santé, dernier bilan biologique, radiographies, imagerie).

Étape 4 : bilan d’entrée. À l’admission, une équipe pluridisciplinaire (médecin, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue, infirmière) réalise un bilan complet et élabore un projet thérapeutique individualisé (PTI) ou un projet de vie.

📌 Les 4 étapes clés

1. Prescription médicale du médecin
2. Recherche et proposition de place en SSR
3. Admission et documentation médicale
4. Évaluation et élaboration du projet thérapeutique individualisé

L’équipe pluridisciplinaire et les professionnels

Un centre SSR mobilise une équipe complète de spécialistes pour accompagner la rééducation :

  • Médecin de rééducation : pilote le projet thérapeutique, coordonne les soins, suit la progression
  • Kinésithérapeute : travaille sur la force musculaire, la mobilité articulaire, l’équilibre et la marche via des exercices et des techniques manuelles
  • Ergothérapeute : aide à retrouver l’autonomie dans les gestes de la vie quotidienne (habillage, hygiène, toilette) et évalue les aménagements du domicile
  • Orthophoniste : intervient en cas de trouble de la déglutition, de langage ou de communication (notamment après AVC ou traumatisme crânien)
  • Neuropsychologue ou psychologue : soutient la personne face aux modifications de son schéma corporel, aux troubles de l’humeur, aux déficits cognitifs
  • Diététicien : adapte l’alimentation si nécessaire, notamment en cas de troubles de la déglutition ou de perte d’autonomie
  • Assistante sociale : aide aux démarches administratives et sociales (demande de reconnaissance de handicap auprès de la MDPH, accès aux allocations, préparation de la sortie du centre)
  • Infirmière : assure les soins médicaux quotidiens, la surveillance, l’administration de médicaments
La notion de projet de vie

Le projet de vie, à la différence d’un simple programme de rééducation, intègre les souhaits et objectifs personnels de la personne : reprendre une activité professionnelle, retourner à domicile, pratiquer une activité de loisir, adapter son logement. L’équipe SSR travaille avec la personne pour transformer ces objectifs en étapes concrètes réalisables.

Calcul de l’indemnisation ITT

Financement et prise en charge des SSR

Les services SSR sont pris en charge par le système de santé français selon des modalités précises.

Prise en charge par l’Assurance maladie

Les frais d’hospitalisation en SSR sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale pour les services SSR autorisés et conventionnés. Cette prise en charge inclut :

  • L’hébergement
  • L’ensemble des soins médicaux et infirmiers
  • Les prestations de rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie)
  • Les repas
  • L’équipement médical utilisé sur place
📊 Durée moyenne d'un séjour en SSR

La durée moyenne d’un séjour en SSR est de 3 à 8 semaines selon la pathologie. Certains séjours peuvent être plus courts (2 semaines après une chirurgie bénigne) ou plus longs (3 à 4 mois après un traumatisme crânio-cérébral sévère).

Reste à charge possible

Bien que la majorité des frais soit couverte, la personne hospitalisée doit s’acquitter d’une participation forfaitaire :

  • Forfait journalier : environ 18 € par jour en 2025 (à la charge de la personne ou de sa complémentaire santé)
  • Franchises et dépenses supplémentaires : téléphone, télévision, petit déjeuner renforcé, services auxiliaires (coiffure, buanderie personnelle) ne sont généralement pas couverts
⚠️ Vérifier la couverture de sa complémentaire santé

Avant d’entrer en SSR, la personne doit vérifier auprès de son assurance complémentaire (mutuelle) si elle couvre le forfait journalier et les frais additionnels. Certains contrats prennent en charge ces frais, d’autres non. Cela peut représenter un reste à charge non négligeable sur la durée d’un séjour.

Les aides pour financer la rééducation et la réadaptation

Au-delà de la prise en charge SSR, des aides spécifiques peuvent soutenir la personne en situation de handicap :

Allocations et compensations

La personne reconnue handicapée par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) peut accéder à :

Appareillages et matériels adaptés

Après un séjour en rééducation, la personne peut avoir besoin d’appareillages pour faciliter sa mobilité ou son autonomie. Le financement dépend du matériel :

  • Fauteuils roulants : prise en charge partiellement ou totalement par la Sécurité sociale sur prescription médicale
  • Appareils auditifs, lunettes de vue : couverture limitée par la Sécurité sociale, complétée par la complémentaire santé ou la PCH
  • Aides à la mobilité (cannes, béquilles, déambulateurs) : prescription en SSR ou cabinet médical, remboursement partiel
  • Aménagements du domicile (douches adaptées, toilettes surélevées, monte-escaliers) : finançables par la PCH, le fonds compensation handicap départemental ou des prêts d’amélioration de l’habitat

Pour en savoir plus, lire l’article sur le fauteuil roulant et son financement.

Préparation de la sortie de SSR

La sortie d’un centre SSR ne signifie pas la fin de la rééducation. L’équipe SSR prépare la personne et sa famille plusieurs semaines avant le départ : prescription de kinésithérapie ambulatoire (à domicile ou en cabinet), aménagements du logement, aide à domicile, coordination avec le médecin traitant et les services sociaux locaux. Une visite à domicile est souvent organisée par l’ergothérapeute pour évaluer les besoins d’adaptation.

Droits de la personne en SSR

Comme tout patient hospitalisé, la personne accueillie en SSR bénéficie de droits spécifiques :

Droits médicaux

  • Droit à l’information : la personne a le droit de connaître son diagnostic, son pronostic, les objectifs du traitement et les risques associés
  • Droit au consentement : aucune intervention ou traitement ne peut être effectué sans le consentement explicite de la personne (sauf urgence mettant sa vie en danger)
  • Droit d’accès au dossier médical : la personne peut consulter à tout moment son dossier médical (demande écrite au directeur du centre)
  • Droit à la confidentialité : le secret médical s’impose à tous les membres de l’équipe
  • Droit de refuser un traitement : la personne peut accepter ou refuser une thérapie, avec cependant les limites du projet thérapeutique général

Droits sociaux et administratifs

  • Droit à la dignité et au respect : interdiction absolue de maltraitance ou de discrimination
  • Droit à la vie privée : respect de l’intimité, notamment dans la chambre et les soins personnels
  • Droit à la correspondance : accès au téléphone, à Internet (dans le respect des usages du centre), à la visite de famille et d’amis
  • Droit de plainte : la personne peut déposer une plainte auprès du directeur ou de l’autorité de contrôle (ARS – Agence Régionale de Santé) en cas de problème
  • Droit à l’aide juridique : accès à une assistante sociale pour les démarches administratives (reconnaissance de handicap, allocations, logement)

Pour en savoir plus sur les droits en cas de maltraitance, consulter la page sur la maltraitance en établissement.

Conseils pratiques pour préparer un séjour en SSR

Avant le séjour

  • Rassembler tous les documents médicaux (résultats d’analyses, imagerie, comptes rendus d’hospitalisation)
  • Lister les médicaments actuels et les allergies connues
  • Vérifier la couverture de la complémentaire santé pour le forfait journalier
  • Contacter le centre SSR pour connaître les modalités de visite, les horaires d’accès aux familles, les équipements personnels autorisés
  • Préparer une valise avec effets personnels, toilettage, vêtements confortables et adaptés (faciles à enlever)
  • Informer l’employeur de l’absence (arrêt de travail du médecin hospitalier)

Pendant le séjour

  • Participer activement aux séances de rééducation, même si l’effort est important
  • Communiquer régulièrement avec l’équipe sur la douleur, la fatigue, les progrès ou les difficultés
  • Maintenir le contact avec la famille et les proches pour le soutien moral
  • Se poser des questions sur le projet de sortie et les aménagements domiciliaires nécessaires
  • Demander des conseils pratiques à l’ergothérapeute pour adapter le domicile

Après le séjour

  • Respecter les prescriptions de kinésithérapie ambulatoire (cabinet ou domicile)
  • Maintenir les exercices de rééducation apportés en SSR
  • Faire les demandes administratives auprès de la MDPH si le handicap est durable
  • Chercher une aide à domicile ou des services d’accompagnement si nécessaire
  • Reprendre progressivement les activités professionnelles avec l’aide du médecin du travail
  • Maintenir le suivi médical avec le médecin traitant et les spécialistes
⚖️ Loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé

Cette loi garantit les droits fondamentaux de toute personne hospitalisée : droit à l’information, consentement aux soins, accès au dossier médical, confidentialité et secret médical. Elle s’applique pleinement aux centres SSR.

Trouver un centre SSR : ressources et sites utiles

Pour identifier et prendre contact avec un centre SSR adapté :

  • Annuaire Sante.fr : recherche par région, type de pathologie, délai d’accès
  • Agence Régionale de Santé (ARS) : liste officielle des structures autorisées et agréées
  • MDPH locale : orientation vers les structures partenaires et aide à la recherche de place
  • Médecin traitant ou hospitalier : preuve d’expérience des structures et délais réalistes
  • Associations spécialisées : pour les rééducations spécifiques (neurologie, cardiologie, orthopédie)

Retrouvez également des conseils sur la préparation d’une hospitalisation et les droits du patient.

📞 Besoin d'aide pour vos démarches de rééducation ?

Une question sur les conditions d’accès à un SSR, le financement, les droits des patients ou la préparation d’un séjour ? L’équipe de portail-handicap.fr est là pour vous guider et clarifier vos droits.

L’essentiel à retenir

Les centres SSR (Soins de Suite et de Réadaptation) sont des structures sanitaires essentielles offrant rééducation et réadaptation fonctionnelle après un accident, une maladie ou une intervention chirurgicale. L’accès à un SSR nécessite une prescription médicale et l’admission est réalisée après évaluation de la capacité de la personne à participer activement aux soins.

📌 Les points clés

– Les SSR existent en plusieurs spécialités : traumatologie, neurologie, cardiologie, gériatrie, oncologie
– L’équipe pluridisciplinaire (kinésithérapeute, ergothérapeute, médecin, psychologue) élabore un projet thérapeutique individualisé
– Durée moyenne : 3 à 8 semaines selon le type de handicap ou de maladie
– Prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale pour les frais de soins ; forfait journalier (~18 €/jour) à charge du patient
– La personne a des droits médicaux (consentement, accès au dossier) et sociaux (dignité, confidentialité, plainte)
– Préparation de la sortie : kinésithérapie ambulatoire, aménagements du domicile, aide à domicile, soutien administratif
– Faire reconnaitre le handicap auprès de la MDPH pour accéder aux allocations (AEEH, AAH, PCH)

Questions fréquentes

Questions fréquentes


Comment accéder à un centre SSR ?

L’accès à un centre SSR se fait exclusivement sur prescription médicale du médecin hospitalier ou du médecin traitant. Le centre ou l’hôpital contacte les SSR disponibles pour proposer la personne. Il n’est pas possible de demander directement une admission en SSR. Le délai d’accès varie généralement de quelques jours à quelques semaines selon la région et la spécialité.


Qui paie le forfait journalier en SSR ?

Le forfait journalier (environ 18 € par jour en 2025) reste à la charge du patient ou de sa complémentaire santé. Les frais de soins (rééducation, médicaments, hébergement, repas) sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Il est recommandé de vérifier auprès de sa mutuelle si elle couvre le forfait journalier avant d’entrer en SSR.


Quelle est la durée moyenne d'un séjour en SSR ?

La durée d’un séjour en SSR varie selon la pathologie et le potentiel de récupération. Généralement, elle s’étend de 3 à 8 semaines. Certains séjours peuvent être plus courts (2 semaines après une intervention bénigne) ou plus longs (3 à 4 mois après un traumatisme crânio-cérébral sévère). L’équipe médicale ajuste la durée en fonction des progrès.


Peut-on continuer la rééducation après la sortie de SSR ?

Oui, c’est même très courant. À la sortie du SSR, une prescription de kinésithérapie ambulatoire est établie pour les séances à domicile ou en cabinet de ville. L’équipe prépare aussi le retour à domicile, notamment avec l’ergothérapeute qui évalue les aménagements nécessaires. Le suivi se poursuit avec le médecin traitant et les professionnels de santé de ville.


Un séjour en SSR ouvre-t-il le droit à la reconnaissance de handicap ?

Un séjour en SSR seul ne crée pas automatiquement un droit à la reconnaissance de handicap. Cependant, si le handicap acquis durant l’hospitalisation est durable (prévisible au-delà de 4 mois), la personne peut faire une demande de reconnaissance auprès de la MDPH. L’assistante sociale du centre SSR peut l’accompagner dans ces démarches.


Quels appareillages et matériels sont financés après la sortie de SSR ?

La prise en charge dépend du matériel : fauteuils roulants (remboursés partiellement par la Sécurité sociale), appareils auditifs (couverture limitée), aides à la mobilité comme cannes et béquilles (remboursement partiel). Pour les aménagements du domicile, la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) ou le fonds de compensation handicap départemental peuvent financer une partie des frais. Consulter un ergothérapeute permet d’identifier les besoins.


Témoignages

Franchement j’avais peur en arrivant au centre, j’avais perdu l’usage de mon bras droit et je me demandais si j’allais remarcher correctement. Mais l’équipe a vraiment été formidable, les kinés et l’ergo m’ont aidée à reprendre confiance. Le séjour a duré 6 semaines et c’était dur chaque jour, mais j’ai vraiment progressé. Maintenant je fais de la kiné en ville mais j’ai pu retourner chez moi et je remarche avec une canne. C’est pas facile mais c’est possible.

— Sophie, 64 ans, patiente ayant séjourné en SSR après un AVC

Notre fille a eu un grave accident de scooter à 18 ans. Elle a passé 2 mois au SSR pour la rééducation du bassin et des jambes. Au début c’était dur à voir mais vraiment les médecins et l’équipe les encourageaient tous les jours. Ce qui m’a vraiment aidé, c’est que l’assistante sociale nous a expliqué comment faire la demande auprès de la MDPH pour la PCH. Maintenant notre fille suit encore de la kiné à domicile et elle a retrouvé beaucoup de mobilité.

— Marc, 45 ans, papa d'une enfant hospitalisée pour rééducation

Mon mari a eu un AVC et est allé 8 semaines en SSR. Honnetement je savais pas du tout comment ça marchait et comment c’était payé. J’ai découvert en arrivant à l’hôpital qu’on devait payer le forfait journalier, environ 18 euros par jour. Ma complémentaire couvrait rien donc ça a coûté cher. Mais les soins et la kiné étaient pris en charge, c’était l’important. Le centre a vraiment bien préparé son retour à la maison avec des exercices à faire à domicile. Portail-handicap m’a bien aidée à comprendre les droits qu’on pouvait demander à la MDPH.

— Nathalie, 58 ans, aidante de son mari