La pension d’invalidité est une allocation versée par la Caisse d’assurance maladie (Cnam, CCMSA pour les agriculteurs) aux personnes reconnus invalides après un accident du travail ou une maladie professionnelle. Contrairement à l'AAH (Allocation aux adultes handicapés), elle est liée à une affiliation au régime de sécurité sociale en tant que salarié ou travailleur non salarié.
Cette page détaille les trois catégories d’invalidité, les montants versés en 2025, les conditions d’accès et le cumul possible avec d’autres aides.
Les trois catégories d’invalidité
La pension d’invalidité est classée en trois catégories selon le degré d’incapacité de travail et la capacité à effectuer une activité rémunérée.
Catégorie 1 : Incapacité à exercer tout travail
La catégorie 1 concerne les personnes en situation de handicap qui ne peuvent plus exercer aucune activité professionnelle rémunérée, mais qui restent autonomes physiquement. La personne peut se déplacer seule, prendre soin d’elle-même et gérer son quotidien sans aide extérieure.
Un salarié souffrant d’une polyarthrite rhumatoïde très invalidante ne peut plus travailler, mais il reste autonome pour les actes de la vie quotidienne. Il se voit attribuer la catégorie 1 de pension d’invalidité.
— Franck, 48 ans, en pension d'invalidité depuis 3 ansBon alors moi j’ai eu un accident du travail grave qui m’a laissé avec des séquelles lourdes au dos et aux jambes. Mon médecin m’a conseillé de demander une pension d’invalidité. Franchement c’était long, il a fallu refaire le certificat médical plusieurs fois et l’examen de la Cnam m’a stressé.. mais finalement j’ai eu la catégorie 1 et ça m’a vraiment changé la vie. Les revenus c’est pas ouf mais au moins je peux respirer et pas être obligé de forcer sur mon dos pour travailler.
— Véronique, 52 ans, maman d'un enfant atteint de SLAMon fils a reçu un diagnostic de maladie du motoneurone à 34 ans. Ses capacités ont diminué très vite et 2 ans après il a demandé une pension d’invalidité catégorie 2. Évidemment il a eu besoin de quelqu’un à plein temps pour l’aider. La pension c’était bien mais honnêtement c’était pas assez pour payer une aide soignante à domicile. On a aussi demandé la PCH à la MDPH et ça a fait toute la différence. Faut demander les deux, c’est important.
— Denis, 55 ans, retraité anticipé par invaliditéPerso j’avais une pension d’invalidité de 900 euros seulement parce que ma carrière n’était pas complète.. du coup j’ai demandé un complément d’AAH à la MDPH et j’ai eu les papiers reconnaissant mon handicap. Ça m’a permis d’avoir un petit complement pour atteindre le montant de l’AAH. Conseil : faut pas rester bloqué sur la pension seule, demandez aussi l’AAH même si ça semble compliqué. Ça vaut vraiment le coup.



