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Comparateur AEEH et PCH : Comment choisir la bonne allocation ?

L'Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH) et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) sont deux allocations majeures destinées à compenser les surcoûts liés au handicap. Pourtant, elles ne s’adressent pas aux mêmes personnes ni aux mêmes besoins. Cette page aide à identifier laquelle convient à chaque situation grâce à un comparateur interactif et à une analyse détaillée des critères d’éligibilité.

La question « AEEH ou PCH ? » revient souvent dans les demandes adressées à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). La réponse dépend de l’âge, du type de handicap, du niveau de dépendance et des ressources financières. Heureusement, il est possible de cumuler partiellement ces deux allocations dans certains cas.

Simulateur interactif : AEEH ou PCH ?

Le simulateur ci-dessous aide à identifier rapidement quelle allocation correspond au mieux à la situation de la personne en situation de handicap.

[Intégrer ici le simulateur interactif AEEH/PCH]

✅ À savoir avant de commencer

Le simulateur propose une orientation basée sur les critères principaux. Il ne se substitue pas à l’étude complète du dossier par la MDPH. Seule la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) est habilitée à accorder ou refuser une allocation. Il est conseillé de consulter un travailleur social ou une association pour confirmer l’éligibilité.

AEEH : pour les enfants et jeunes adultes

L’AEEH s’adresse principalement aux enfants et jeunes adultes en situation de handicap. Elle verse un montant de base auquel s’ajoute un complément selon le niveau de handicap.

📊 Montants de l'AEEH en 2025

- AEEH de base : 148,67 € par mois
- Complements : de 99,11 € à 297,32 € selon le niveau de handicap
- Majoration pour parent isolé : 59,47 € supplémentaires

Conditions d’éligibilité à l’AEEH

  • Âge : enfant de moins de 20 ans (possibilité de prolongation jusqu’à 20 ans)
  • Résidence : en France de manière stable et régulière
  • Handicap : taux d’incapacité permanente d’au moins 50 % ou reconnaissance de travailleur handicapé
  • Ressources : plafond de revenus (environ 35 000 € annuels pour 2024, selon la composition du foyer)
  • Scolarisation : l’enfant doit être scolarisé ou accueilli dans un établissement spécialisé
💡 Cas pratique : demande d'AEEH

Thomas a 8 ans et est autiste. Le diagnostic pose un taux d’incapacité de 65 %. Ses parents demandent l’AEEH auprès de la MDPH. Six mois plus tard, l’allocation de base lui est accordée, soit 148,67 € par mois, plus un complément de 247,87 € en raison de la nécessité d’une aide humaine à l’école. Au total, Thomas perçoit 396,54 € chaque mois jusqu’à ses 20 ans (ou possibilité de prolongation selon la situation).

Avantages et limites de l’AEEH

Avantages :

  • Versement automatique jusqu’à 20 ans sans renouvellement systématique
  • Cumul possible avec d’autres allocations familiales
  • Prise en compte du handicap de l’enfant, non des revenus du foyer pour le complément
  • Aide à couvrir les frais de scolarisation et d’accompagnement

Limites :

  • Montants fixes, ne s’adaptent pas aux vrais besoins en aide humaine ou matérielle
  • Plafond de ressources excluant les familles aisées
  • Pas de possibilité de financer l’aide humaine professionnelle (comme avec la PCH)
  • Arrêt automatique à 20 ans (sauf demande de prolongation)

Nous on cherchait partout la bonne allocation pour Maxime.. L’AEEH de base + complément c’était 350 € par mois mais ça couvrait rien vraiment. On a découvert qu’on pouvait demander la PCH en plus, du coup on a demandé les deux et maintenant avec la PCH on finance vraiment l’auxiliaire de vie scolaire et des séances d’orthophonie. Ça change vraiment la donne pour Maxime à l’école. Merci à portail-handicap.fr qui nous l’a expliqué !

— Nathalie, 42 ans, maman de Maxime (13 ans, autisme)

Franchement quand j’ai compris que l’AEEH c’était que pour les enfants j’étais déçu.. En tant qu’adulte j’avais que l’option PCH. Heureusement c’est beaucoup plus intéressant pour mes besoins réels : aide humaine 4h par jour, fauteuil électrique, salle de bain adaptée. Ça représente plusieurs milliers d’euros chaque année et c’est vraiment nécessaire pour mon autonomie. Sans la PCH ça serait impossible à financer de ma poche.

— Xavier, 28 ans, paraplégique suite à accident

Bon à la MDPH on nous a parlé que de l’AEEH au départ, du coup Clara avait son allocation de base. Mais avec sa situation qui s’aggravait (elle a besoin d’une aide pour tout maintenant), on s’est dit qu’il fallait chercher plus. Une assistante sociale nous a dit de demander la PCH aussi. Ça a été un peu galère au départ parce que notre dossier était incomplet, mais la deuxième fois ça a marché. Maintenant on a les deux et c’est vraiment mieux pour financer l’aide à domicile et le matériel médical qu’elle needs.

— Céline et Marc, parents de Clara (17 ans, polyhandicap)