Les activités et les loisirs jouent un rôle essentiel dans la qualité de vie et le bien-être des personnes en situation de polyhandicap. Au-delà du simple divertissement, ces moments de détente et de stimulation contribuent à l’épanouissement personnel, à la socialisation et au maintien des capacités cognitives et motrices. Cet article explore les différentes formes d’activités adaptées au polyhandicap, des techniques de stimulation sensorielle aux sorties inclusives, en passant par l’accès aux loisirs.
Que ce soit à domicile, en établissement spécialisé ou dans la communauté, chaque personne polyhandicapée mérite l’accès à des activités enrichissantes et respectueuses de ses capacités et de ses préférences.
Qu’est-ce que le polyhandicap et ses impacts sur les loisirs ?
Le polyhandicap se caractérise par la combinaison de plusieurs handicaps (moteur, sensoriel, cognitif ou psychique) qui affectent de manière significative l’autonomie et la participation sociale. Cette pluralité de handicaps crée des besoins spécifiques en matière d’accessibilité, d’accompagnement et d’adaptation des activités.
Pour une personne polyhandicapée, l’accès aux loisirs n’est pas une question de confort : c’est un droit fondamental reconnu par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances.
Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques.
Les personnes polyhandicapées rencontrent souvent des obstacles à la participation aux loisirs :
- Accessibilité physique : locaux non adaptés, absence d’ascenseur, toilettes inaccessibles
- Accessibilité sensorielle : absence de sous-titrage, d’audiodescription, ou de supports en braille
- Accessibilité cognitive : manque d’informations claires et simplifiées
- Barrières sociales : stigmatisation, manque de formation des animateurs
- Coûts : les accompagnateurs et aménagements entraînent des frais supplémentaires
Les établissements recevant du public (ERP) ont l’obligation légale de rendre leurs activités et leurs espaces accessibles aux personnes en situation de handicap. Cela inclut les cinémas, piscines, musées, parcs d’attractions et centres culturels.
Activités de stimulation sensorielle
La stimulation sensorielle est une approche thérapeutique majeure pour les personnes polyhandicapées. Elle consiste à solliciter les sens (vue, ouïe, toucher, odorat, goût, proprioception) de manière structurée pour favoriser la réactivité, la conscience du corps et l’engagement social.
Principes de la stimulation sensorielle
La stimulation sensorielle pour une personne polyhandicapée repose sur plusieurs principes fondamentaux :
- Individualisation : adapter les activités aux capacités et préférences sensorielles de chaque personne
- Sécurité : utiliser des matériaux sans danger, maintenir une température adaptée, éviter les surcharges sensorielles
- Progressivité : commencer par des stimuli légers et augmenter graduellement l’intensité
- Bienveillance : respecter les signes de malaise ou de refus, ne jamais forcer
- Interaction : accompagner la stimulation d’une communication douce et d’une présence rassurante
Exemples d’activités sensorielles courantes
Salles multisensorielles (Snoezelen) : Ces espaces aménagés proposent une ambiance douce avec lumières colorées, musiques relaxantes, textures variées et parfums. Elles créent un environnement sécurisé pour explorer les sensations.
Activités tactiles :
- Jeux avec différentes textures (velours, soie, velcro, éponge)
- Bains relaxants avec bulles et jets d’eau
- Massages et relaxation musculaire
- Jeux de sable et d’eau
Activités auditives :
- Écoute de musique adaptée (musique classique, sons de la nature)
- Percussion corporelle et jeux de son avec instruments doux
- Ambiance sonore naturelle (bruit des feuilles, chant des oiseaux)
Activités visuelles :
- Jeux de lumière et de couleurs
- Projections de motifs et de formes
- Exploration d’objets brillants ou colorés
- Ombres chinoises
Activités olfactives et gustatives :
- Exploration de senteurs douces (lavande, vanille, agrumes)
- Dégustation de saveurs variées (textures fondantes, goûts sucrés)
- Jeux culinaires simples et sécurisés
Mathis, 8 ans, polyhandicapé avec déficience motrice sévère et troubles cognitifs, participe chaque semaine à une séance en salle Snoezelen. L’éducatrice commence par une musique douce et des lumières tamisées. Puis elle guide ses mains sur des tissus doux, humidifie ses lèvres avec de l’eau pétillante, et le berce doucement. Mathis reste quelques minutes immobile, puis sourit et émet des sons de plaisir. Ces moments de détente réduisent sa tension musculaire et favorisent son apaisement émotionnel.
Loisirs et sorties inclusives
Au-delà de la stimulation sensorielle à domicile ou en établissement, les personnes polyhandicapées ont le droit d’accéder à la vie culturelle et communautaire. Les sorties inclusives renforcent le lien social, préviennent l’isolement et offrent des moments d’enrichissement personnel.
Types de sorties adaptées
Sorties culturelles : musées, cinémas, théâtres et bibliothèques proposent de plus en plus d’adaptations (ascenseurs, places réservées, audiodescription, sous-titrage, accueil des accompagnateurs gratuitement pour certains).
Sorties nature : parcs accessibles, jardins thérapeutiques, balades en fauteuil tout-terrain, pêche adaptée, observation d’animaux.
Activités communautaires : café inclusif, marché, fêtes de village, événements sportifs accessibles, ateliers créatifs adaptés.
Loisirs aquatiques : piscine thérapeutique, balnéothérapie, aquafitness adapté. L’eau offre une liberté motrice particulière aux personnes polyhandicapées.
Activités artistiques : arts plastiques, musique, danse adaptive, théâtre inclusif, photographie adaptée.
Adapter les sorties pour les personnes polyhandicapées
Pour qu’une sortie soit réellement inclusive, plusieurs conditions doivent être remplies :
- Accessibilité physique : repérer les locaux accessibles en fauteuil, les ascenseurs, les toilettes adaptées, les zones de repos
- Personnel formé : les animateurs doivent comprendre le polyhandicap et savoir communiquer avec les personnes concernées
- Adaptations matérielles : prévoir des équipements spécialisés (fauteuil tout-terrain, lève-personne portable, tapis de change)
- Préparation préalable : informer la personne de la sortie, créer des supports visuels, reconnaître les lieux
- Durée raisonnable : tenir compte de la fatigue et des besoins médicaux (aide toilette, hydratation, repos)
- Nombre d’accompagnateurs : certaines personnes polyhandicapées ont besoin d’un ratio accompagnateur/bénéficiaire important
- Flexibilité : être prêt à modifier la sortie en fonction du bien-être et de l’humeur du jour
Les sorties nécessitent une préparation minutieuse. Il est recommandé de contacter l’établissement ou le lieu quelques jours avant, d’expliquer les besoins spécifiques, et de prévoir un accompagnement adéquat. Ne pas improviser : une sortie mal préparée peut être source de stress pour la personne polyhandicapée et ses accompagnateurs.
Loisirs à domicile et en établissement
Beaucoup de personnes polyhandicapées passent la majorité de leur temps à domicile ou en établissements spécialisés. Il est essentiel que l’environnement quotidien propose des activités enrichissantes et adaptées.
Créer un environnement stimulant à domicile
Aménagement sensoriel de la chambre : installer des éléments visuels (guirlandes lumineuses, mobiles colorés), des sons (musique douce, carillon), des textures variées (coussins doux, tapis tactiles).
Activités quotidiennes ludiques : transformer les soins et les repas en moments d’interaction, utiliser des ustensiles colorés et des jeux de couleur, impliquer la personne dans les activités familiales adaptées à son niveau.
Jeux adaptés : jeux sensoriels, puzzles à grosses pièces, jeux de construction simple, livres avec textures, jouets musicaux, jeux de bain.
Interaction sociale : lire des histoires, chanter ensemble, danser doucement, regarder des films adaptés, recevoir des visites.
Rôle des établissements spécialisés
Les foyers de vie, instituts médico-éducatifs (IME) et maisons d’accueil spécialisées (MAS) ont l’obligation de proposer un projet d’accompagnement personnalisé incluant des activités adaptées. Ces établissements doivent :
- Proposer des activités variées et régulières (sensorielles, créatives, sociales)
- Adapter les activités aux capacités individuelles
- Favoriser l’inclusion communautaire (sorties, rencontres externes)
- Former le personnel à l’animation adaptée
- Utiliser des outils de communication adaptés pour associer la personne au choix des activités
Même une personne polyhandicapée sévère peut exprimer ses préférences : par le regard, un geste, une variation de tension musculaire, une vocalization. L’équipe doit apprendre à interpréter ces signes et respecter l’autonomie décisionnelle de la personne, dans les limites de la bienveillance et de la sécurité.
Accessibilité et inclusion : droits et obligations
L’accessibilité des loisirs n’est pas une faveur, c’est un droit consacré par la loi. La loi du 11 février 2005 et ses décrets d’application imposent des obligations aux établissements recevant du public (ERP) et aux organisateurs d’activités.
Tout établissement recevant du public doit prendre les mesures appropriées pour assurer l’accessibilité à l’ensemble de ses locaux et de ses services, y compris l’accès aux loisirs, à la culture et à la participation sociale.
Obligations des organisateurs de loisirs
Accessibilité physique : rampes d’accès, ascenseurs, portes larges, stationnement adapté, toilettes accessibles, zones de repos.
Accessibilité sensorielle : audiodescription pour les déficients visuels, sous-titrage pour les sourds et malentendants, informations en braille, documents en gros caractères ou en FALC (Facile À Lire et à Comprendre).
Accessibilité cognitive : informations claires et simplifiées, pictogrammes, support visuel des activités, communication adaptée au niveau de compréhension.
Accessibilité tarifaire : tarifications adaptées, accès gratuit ou réduit pour les accompagnateurs (selon les établissements).
Formation du personnel : accueil bienveillant, compréhension du handicap, capacité à communiquer de manière adaptée.
Depuis 2015, tous les établissements recevant du public (cinémas, musées, bibliothèques, parcs, piscines, etc.) doivent être accessibles. Les délais de mise en conformité ont été progressivement allongés, mais le cadre légal reste strict.
Ressources pour trouver des loisirs inclusifs
Plusieurs ressources aident à identifier des activités et des lieux accessibles :
- Label Tourisme & Handicap : identifie les sites touristiques accessibles avec mention des types de handicaps accueillis
- Guides d’accessibilité locaux : chaque MDPH et collectivité propose des informations sur l’accessibilité des loisirs du territoire
- Applications et sites spécialisés : Handiguide, Acces City, sites des villes pour l’accessibilité
- Associations locales : les associations spécialisées dans le polyhandicap peuvent recommander des lieux et des activités adaptées
- Maisons France Services : guichet d’accueil pour toutes les questions d’accessibilité et de droits
Financements et aides pour les activités et loisirs
Les activités et les loisirs adaptés peuvent être coûteux. Plusieurs sources de financement peuvent aider les familles et les établissements à proposer des activités accessibles.
Aides de la MDPH
Dans le cadre du projet de vie d’une personne polyhandicapée, la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) peut participer au financement :
- Prestation de compensation du handicap (PCH) : si les activités et loisirs sont inclus dans le projet personnalisé, la PCH peut financer un accompagnateur ou des équipements
- AEEH (Allocation d’éducation enfant handicapé) : pour les enfants, inclusion dans le projet éducatif et leisure activities
- Aides techniques : financement d’équipements adaptés aux loisirs (fauteuil tout-terrain, équipement de loisir adapté)
Lors de la demande de droits auprès de la MDPH, il est important de mentionner explicitement les besoins en activités et loisirs. Ces besoins ne sont pas toujours évidents pour les évaluateurs. Un projet de vie riche (incluant social, loisirs, inclusion) a plus de chances de déboucher sur des droits et des aides.
Autres sources de financement
- Collectivités territoriales : communes, départements et régions financent des activités d’inclusion et des aménagements d’accessibilité
- Associations caritatives : fondations, associations nationales du handicap, caisses de solidarité
- Structures sociales et médico-sociales : foyers, IME, MAS financent les activités de leurs usagers dans le cadre de leur budget
- Crédit d’impôt : certaines dépenses liées à l’accompagnement des loisirs peuvent bénéficier d’avantages fiscaux
Communication et participation de la personne polyhandicapée
Une activité inclusive ne l’est vraiment que si la personne polyhandicapée peut participer au choix et à la prise de décision, selon ses capacités. Cela implique une communication adaptée.
Favoriser la communication et l’expression des préférences
Observation bienveillante : apprendre à lire les signes que la personne envoie (sourire, grimace, vocalisation, variation de la respiration, tension ou détente musculaire, direction du regard).
Outils de communication alternatifs : pictogrammes, images, tableaux de communication, communication par le regard, signes adaptés.
Temps et espace : donner du temps à la personne pour répondre, éliminer les bruits parasites, proposer un environnement calme pour évaluer ses choix.
Responsabilisation : même une personne qui ne peut pas parler ou se déplacer peut participer à la décision : préférence entre deux activités, expression d’un refus, manifestation d’un intérêt.
Léa, 12 ans, polyhandicapée profonde sans langage oral, participe au choix de ses loisirs par un système de pictogrammes. Chaque semaine, trois activités lui sont proposées par images. Elle indique son choix en fixant l’image pendant quelques secondes. Cette approche respecte son autonomie décisionnelle et augmente son engagement dans les activités qu’elle a elle-même choisies.
L’essentiel à retenir
- Droit fondamental : l’accès aux activités et aux loisirs est un droit reconnu par la loi pour tous, y compris les personnes polyhandicapées
- Stimulation sensorielle : salles multisensorielles, activités tactiles, auditives et visuelles favorisent le bien-être et la stimulation cognitive
- Sorties inclusives : musées accessibles, parcs, loisirs aquatiques enrichissent la vie communautaire et préviennent l’isolement
- Adaptation nécessaire : accessibilité physique, sensorielle et cognitive ne sont pas optionnelles : c’est une obligation légale
- Communication adaptée : impliquer la personne polyhandicapée dans le choix des activités, en respectant ses capacités d’expression
- Financement possible : MDPH, PCH, AEEH, associations et collectivités peuvent aider à financer les activités adaptées
- Environnement enrichi : à domicile comme en établissement, proposer des activités variées quotidiennes est essentiel à la qualité de vie
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la stimulation sensorielle et comment fonctionne-t-elle pour les personnes polyhandicapées ?
La stimulation sensorielle est une approche thérapeutique qui sollicite les sens (vue, ouïe, toucher, odorat, goût) de manière structurée. Pour les personnes polyhandicapées, elle vise à favoriser la réactivité, la conscience du corps et l’engagement social. Elle peut prendre la forme de salles multisensorielles (type Snoezelen), d’activités tactiles, auditives ou visuelles. L’important est d’adapter l’intensité et la nature des stimuli aux capacités et préférences individuelles, tout en respectant les signes de malaise ou de surcharge sensorielle.
Où trouver des activités accessibles pour une personne polyhandicapée ?
Plusieurs ressources existent : le label Tourisme & Handicap identifie les sites accessibles, les guides d’accessibilité locaux fournis par la MDPH ou les communes proposent des lieux adaptés, les applications comme Handiguide ou Acces City répertorient les lieux accessibles, et les associations spécialisées dans le polyhandicap peuvent recommander des activités locales. La mairie ou la Maison France Services peut aussi orienter vers les loisirs inclusifs du territoire.
Comment préparer et adapter une sortie pour une personne polyhandicapée ?
Une sortie réussie nécessite une préparation préalable : contacter le lieu pour vérifier l’accessibilité, préparer du matériel d’accompagnement spécialisé (fauteuil tout-terrain, lève-personne, tapis de change), créer des supports visuels pour préparer la personne, prévoir un nombre d’accompagnateurs adéquat, planifier des pauses et des moments de repos, et rester flexible si la personne est fatiguée ou inconfortable le jour J. Reconnaissance des lieux et informations préalables réduisent le stress de tous.
Quelles aides financières pour les activités et loisirs d'une personne polyhandicapée ?
La MDPH peut participer par la PCH (Prestation de compensation du handicap) si les loisirs font partie du projet personnalisé, ou l’AEEH pour les enfants. Les collectivités territoriales financent aussi des activités inclusives. Les associations caritatives, caisses de solidarité, et structures médico-sociales (foyers, IME, MAS) proposent des programmes. Enfin, mentionner explicitement les besoins en loisirs dans son projet de vie MDPH augmente les chances d’obtenir des aides.
Comment impliquer une personne polyhandicapée non verbale dans le choix de ses activités ?
L’observation bienveillante des signes que la personne envoie (sourire, vocalisation, tension musculaire, direction du regard) permet de comprendre ses préférences. Des outils de communication alternative comme les pictogrammes, les images ou les tableaux de communication facilitent l’expression des choix. Proposer régulièrement des choix entre deux activités, donner du temps pour répondre et créer un environnement calme favorisent la participation aux décisions.
Un établissement médico-social doit-il proposer des activités spécifiques ?
Oui. Les foyers, IME et MAS sont tenus de proposer un projet d’accompagnement personnalisé incluant des activités adaptées. Celles-ci doivent être variées (sensorielles, créatives, sociales), adaptées aux capacités individuelles, favoriser l’inclusion communautaire par les sorties, et impliquer le personnel formé à l’animation adaptée. C’est une obligation légale et une composante essentielle de la qualité de la prise en charge.
Vous souhaitez approfondir votre compréhension du polyhandicap ?
Pour compléter cet article sur les activités et loisirs, nous vous recommandons de consulter d’autres pages du guide complet du polyhandicap :
- Définition et spécificités du polyhandicap pour mieux comprendre les besoins globaux
- Communication dans le polyhandicap pour adapter la relation
- Parcours de soins et projet de vie pour intégrer les loisirs au projet global
- Établissements spécialisés pour connaître les structures d’accueil et leurs obligations
- Associations et ressources pour trouver des partenaires locaux
Avez-vous besoin d’aide dans vos démarches ?
Accéder aux droits et aux aides pour financer les activités et loisirs adaptés peut nécessiter du soutien. L’équipe de portail-handicap.fr est là pour vous accompagner.
Témoignages
— Sophie, 48 ans, mère d'un enfant polyhandicapéFranchement, avant on savait pas trop comment faire pour des activités avec notre fils. Il est très handicapé, presque pas de mobilité et pas de langage. Puis on a trouvé la salle snoezelen dans un établissement de la région et c’est incroyable. Il y passe 1h par semaine et on voit clairement qu’il devient plus zen après, et même qu’il réagit mieux aux autres. Ça change vraiment sa qualité de vie et ça nous soulage aussi de voir qu’on peut lui proposer des vraies activités.
— Marc, 62 ans, aidant de son épouse en situation de polyhandicapMa femme a eu un accident il y a 5 ans et depuis elle est tétraplégique avec troubles cognitifs. C’était dur de trouver des choses à faire ensemble. Grâce à portail-handicap.fr et à des contacts dans nos assos, on a découvert des sorties adaptées : des musées avec des audiodescriptions, des cinémas accessibles en fauteuil. Elle adore sortir maintenant. Bon, ça demande de l’organisation, faut prévoir l’aide à domicile qui l’accompagne, mais c’est vaut le coup pour sa morale et pour la nôtre aussi.
— Valérie, 55 ans, directrice d'IMEDans notre établissement on a mis en place un vrai programme d’activités variées pour tous les enfants, y compris les plus polyhandicapés. On a formé notre équipe à la communication alternative, on propose des activités sensorielles plusieurs fois par semaine, et on organise des sorties régulières. C’est un investissement mais franchement ça change tout : les enfants sont plus calmes, plus engagés, les familles sont mieux. C’est pas juste du loisir, c’est vraiment thérapeutique.



