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Se soigner à l’étranger : droits et remboursement sous la directive européenne

Comprendre le droit aux soins à l’étranger pour les personnes handicapées

La personne en situation de handicap qui a besoin de soins médicaux peut se les faire dispenser dans un autre pays de l’Union européenne et être remboursée par l’Assurance maladie française. Ce droit est garanti par la directive européenne 2011/24/UE, qui facilite l’accès aux soins de santé transfrontaliers et offre une protection aux patients qui se déplacent pour des traitements.

Les démarches administratives pour obtenir un remboursement sont précises et doivent être respectées scrupuleusement. Cette page explique comment fonctionne ce système, quels soins sont couverts, et comment obtenir un remboursement lorsque la personne handicapée se fait soigner à l’étranger.

Pour mieux comprendre les dispositifs d’aide à la santé, consulter la page sur les aides financières exceptionnelles qui peuvent compléter le remboursement des soins.

Qui peut se soigner à l’étranger et être remboursé ?

Toute personne résidant en France et affiliée à l’Assurance maladie française peut accéder aux soins dans les pays de l’Union européenne, l’Islande, la Liechtenstein et la Norvège (espace EEE) sous certaines conditions. La personne handicapée n’a pas besoin de justifier d’une raison particulière pour consulter un médecin ou se faire soigner à l’étranger.

Cependant, le remboursement des soins n’est pas automatique. Il faut respecter un processus administratif spécifique selon que le soin est planifié à l’avance ou qu’il s’agit d’une urgence. Pour une personne handicapée nécessitant un suivi médical régulier, il est recommandé de préparer sa démarche en amont.

La carte européenne de handicap peut faciliter certaines démarches administratives lors d’un séjour à l’étranger, bien qu’elle n’intervienne pas directement dans le remboursement des soins.

Résidents et ressortissants concernés

La directive s’applique à tous les résidents d’un État membre de l’UE, qu’ils en soient ressortissants ou non. Une personne en situation de handicap résidant en France depuis plusieurs années et affiliée à la Sécurité sociale peut donc accéder à ce droit, même si elle n’a pas la nationalité française.

Soins programmés : la demande d’autorisation préalable

Pour un soin planifié à l’avance (consultation, opération, traitement programmé, rééducation), la personne handicapée doit obtenir une autorisation préalable de son organisme d’Assurance maladie avant de partir.

Cette étape est obligatoire. Sans elle, le remboursement sera refusé ou incomplet. Voici les étapes à suivre :

  • Contacter son organisme d’Assurance maladie (CPAM, MSA, SNCF selon la situation) ou accéder au portail de l’Assurance maladie en ligne
  • Fournir un dossier médical complet avec le diagnostic, les examens déjà effectués, et le plan de traitement proposé par le médecin étranger
  • Indiquer le nom et l’adresse du professionnel ou de l’établissement qui prodiguera les soins
  • Joindre un devis ou une estimation des frais si possible
  • Attendre la décision de l’Assurance maladie (délai généralement de 2 à 4 semaines)

Une fois l’autorisation obtenue, la personne peut se faire soigner et sera remboursée selon les tarifs et le taux de remboursement français (généralement 70 % des soins de base, 80 % pour les consultations spécialisées, 100 % pour l’hospitalisation).

⚠️ Délai de réponse à respecter

Il ne faut pas commencer les soins avant d’avoir reçu l’accord écrit de l’Assurance maladie. Un délai de 2 à 4 semaines est nécessaire pour examiner la demande. Il est donc recommandé de préparer son dossier au moins 6 à 8 semaines avant le soin prévu.

Soins d’urgence à l’étranger : remboursement simplifié

Si la personne en situation de handicap a besoin de soins d’urgence lors d’un séjour à l’étranger (accident, malaise soudain, aggravation d’une condition médicale existante), elle n’a pas besoin d’obtenir une autorisation préalable.

Les frais médicaux engagés pour traiter cette urgence seront remboursés sur présentation des justificatifs. Le remboursement se fait selon les tarifs français en vigueur. Pour cela, il faut :

  • Conserver tous les documents médicaux, factures et reçus (en français ou avec traduction)
  • Remplir le formulaire S3125 (formulaire de remboursement des soins reçus dans un État de l’EEE)
  • Transmettre le dossier à son organisme d’Assurance maladie dans les 2 ans suivant les soins

Le remboursement est généralement reçu sous 4 à 6 semaines après transmission du dossier complet. Pour les personnes handicapées ayant des problèmes de mobilité ou de compréhension administrative, il est utile de se faire accompagner par un aidant ou une assistante sociale pour constituer le dossier.

💡 Cas pratique : soins d'urgence en Espagne

Christophe, 58 ans, en situation de handicap moteur, effectue un séjour à Barcelone. Il chute et se casse la jambe. Il se rend aux urgences et subit une intervention chirurgicale d’un coût de 3 500 euros. Bien qu’aucune autorisation préalable n’ait été demandée, les frais seront remboursés par son organisme d’Assurance maladie (à hauteur de 100 % du tarif français correspondant) car il s’agit d’une urgence. Il doit conserver tous les documents et les envoyer à sa CPAM dans les 2 ans.

La directive européenne 2011/24/UE : ce qu’il faut savoir

La directive européenne 2011/24/UE, entrée en vigueur en 2011, garantit le droit de chaque patient à accéder aux soins dans un autre État membre et à en obtenir le remboursement. Elle a été transposée en droit français par le Code de la santé publique.

Cette directive reconnaît que :

  • Tous les résidents d’un État de l’EEE ont le droit de chercher des soins dans un autre État
  • Les soins doivent respecter les standards de qualité et de sécurité du pays où ils sont dispensés
  • Le remboursement doit être calculé selon les tarifs du pays de résidence (France)
  • Aucune autorisation préalable ne peut être requise pour les soins non planifiés et les urgences

Pour une personne en situation de handicap, cette directive est particulièrement importante car elle offre accès à des spécialistes ou à des traitements innovants qui pourraient ne pas être disponibles en France ou qui seraient en délai d’attente très long. Consulter la page sur vivre avec un handicap en Belgique ou en Suisse pour des exemples de structures spécialisées accessibles.

⚖️ Directive 2011/24/UE et Code de la santé publique (France)

La directive énonce que « chaque patient a le droit de bénéficier d’une prise en charge de l’administration ou de l’organisme compétent de l’État membre de résidence pour les frais des soins de santé reçus dans un autre État membre ». En France, cette directive est appliquée par le Code de la santé publique et le régime général de l’Assurance maladie.

Remboursement : tarifs français versus tarifs étrangers

Un point important à comprendre : la personne handicapée sera remboursée selon les tarifs français en vigueur, pas selon les tarifs du pays où elle s’est fait soigner.

Si un soin coûte 2 000 euros en Belgique mais 1 200 euros en France, le remboursement sera calculé sur 1 200 euros. Inversement, si le même soin coûte 1 000 euros à l’étranger mais 1 500 euros en France, le remboursement sera basé sur 1 500 euros. Cette règle protège l’équité du système mais peut entraîner des dépassements de frais à charge de la personne.

Il est donc recommandé de :

  • Demander un devis détaillé au prestataire étranger avant de commencer les soins
  • Comparer avec les tarifs français auprès de la CPAM ou d’un médecin français
  • Vérifier si une mutuelle complémentaire peut couvrir les dépassements
  • Pour les gros soins, envisager une complémentaire santé internationale
📊 Exemple de remboursement

Une couronne dentaire coûte 800 euros aux Pays-Bas. En France, la même couronne est remboursée 192 euros par l’Assurance maladie (30 % du tarif de base). Le remboursement sera donc de 192 euros, soit 24 % du coût réel. Les 608 euros restants restent à charge sauf si une mutuelle intervient.

Soins réceptifs, soins spécialisés et situations particulières

Certains types de soins bénéficient d’un traitement spécifique sous la directive :

Hospitalisations et interventions chirurgicales : remboursées à 100 % selon les tarifs français. Nécessitent une autorisation préalable si programmées.

Traitements oncologiques et maladies graves : remboursement intégral possible. La personne en situation de handicap atteinte d’une maladie grave doit obtenir l’accord préalable.

Rééducation et réadaptation : très important pour les personnes handicapées. Les séances de kinésithérapie, ergothérapie, ou rééducation fonctionnelle reçues à l’étranger sont remboursées selon les tarifs français. Une autorisation préalable est nécessaire si le séjour est programmé.

Appareillage et dispositifs médicaux : aides auditives, prothèses, fauteuils roulants adaptés, etc. Le remboursement dépend de la liste des produits remboursables en France. Consulter la CPAM avant d’acheter.

Pour les personnes envisageant un séjour de rééducation à l’étranger, lire l’article sur l’adaptation du logement car un hébergement accessible est souvent nécessaire pendant la durée du traitement.

Aides à la mobilité internationale

Certaines associations et mutuelles proposent des aides pour les frais de transport et d’hébergement lors d’un séjour médical à l’étranger. La personne handicapée doit renseigner son dossier auprès de sa mutuelle ou d’une association pour connaître ces possibilités. Des aides exceptionnelles peuvent également être accordées dans le cadre du droit à la compensation du handicap.

Documents nécessaires et démarches administratives

Pour faciliter le remboursement, la personne en situation de handicap doit rassembler les documents suivants :

  • Dossier médical complet : diagnostic, antécédents, examens effectués (imagerie, analyses)
  • Prescription ou courrier du médecin français : recommandé même pour les soins planifiés à l’étranger
  • Identification du prestataire étranger : nom, adresse, numéro de licence médicale si possible
  • Factures et reçus détaillés : en euros ou avec conversion certifiée
  • Rapports médicaux post-traitement : résultats, suivi, recommandations
  • Formulaires S3125 (remboursement soins EEE) et E111 ou CEAM (carte europénne d’Assurance maladie)
  • Justificatifs d’autorisation préalable (si applicable)

La CEAM (Carte Européenne d’Assurance Maladie) est gratuite et doit être demandée à la CPAM au moins 2 semaines avant le départ. Elle facilite l’accès aux soins d’urgence en Europe.

⚠️ Traduction obligatoire

Tous les documents médicaux étrangers doivent être traduits en français par un traducteur certifié pour être remboursés. Cette traduction a un coût (50 à 150 euros en général) à charge de la personne. Il faut en tenir compte dans le budget global du soin.

Délais de réclamation et droits du patient

La personne handicapée qui n’a pas obtenu le remboursement attendu ou qui conteste une décision de l’Assurance maladie dispose de 2 ans à partir de la date des soins pour introduire une réclamation.

Les étapes à suivre :

  • Envoyer une lettre recommandée à l’organisme d’Assurance maladie (CPAM) en expliquant les motifs du désaccord
  • Joindre tous les documents justificatifs (devis, factures, preuves de paiement, justificatif d’autorisation refusée)
  • Si aucune réponse sous 2 mois, saisir le Médiateur de l’Assurance maladie
  • En dernier recours, engager une action juridique auprès du tribunal des affaires de sécurité sociale

Pour les personnes handicapées ayant besoin d’aide, consulter la page sur la gestion administrative du quotidien qui propose des ressources et des accompagnements.

💡 Cas pratique : contestation d'un remboursement

Agathe, 45 ans, atteinte de fibromyalgie, a suivi un traitement innovant en Allemagne sans demander d’autorisation préalable, pensant que seul le cas de l’urgence en dispensait. Son remboursement a été refusé par la CPAM. En contactant le Médiateur de l’Assurance maladie avec ses documents médicaux complets et son devis, elle a pu obtenir un remboursement partiel (50 %) après 6 mois de démarches. Elle aurait pu obtenir 100 % de remboursement en demandant l’autorisation préalable.

Couverture complémentaire et assurances spécifiques

Le remboursement de base par l’Assurance maladie française ne couvre pas tous les frais liés à un soin à l’étranger. C’est pourquoi une couverture complémentaire peut être très utile.

Mutuelle santé : la plupart des mutuelles proposent un remboursement des frais de santé dans l’EEE. Certaines couvrent aussi les franchises, les dépassements, et les soins non conventionnés. Il est crucial de vérifier son contrat mutuelle avant de partir.

Assurance voyage international : pour les séjours de plus de quelques semaines, une assurance voyage adaptée au handicap peut couvrir les rapatriements, les urgences, et les frais d’hospitalisation. Ces assurances sont spécialisées pour les personnes ayant des conditions médicales spécifiques.

Assurance invalidité ou prévoyance : certains contrats prévoient des indemnités journalières en cas d’hospitalisation à l’étranger.

Avant de partir se soigner à l’étranger, la personne handicapée doit :

  • Relire attentivement ses contrats d’assurance
  • Contacter sa mutuelle pour connaître le taux de remboursement exact
  • Vérifier si le pays/la structure est reconnu par son assurance
  • Garder tous les justificatifs pour remboursement

Ressources et accompagnement

Les structures d’aide suivantes peuvent aider la personne handicapée dans ses démarches :

  • CPAM : service d’orientation pour demande d’autorisation ou remboursement
  • Assurance maladie en ligne : dépôt de dossiers électroniques, suivi en temps réel
  • Assistantes sociales : aux MDPH, hôpitaux, ou collectivités locales
  • Associations de patients : pour pathologies spécifiques (cancer, maladie neurologique, etc.)
  • Maisons France Services : accompagnement administratif gratuit
  • Médiateur de l’Assurance maladie : en cas de litige ou refus de remboursement

Pour approfondir les dispositifs de compensation et d’aide financière en France, consulter la page aides des caisses de retraite et CARSAT qui proposent également des aides complémentaires aux personnes handicapées.

Soins à l’étranger et MDPH

La reconnaissance de la situation de handicap par la MDPH n’intervient pas directement dans le remboursement des soins à l’étranger, qui relève de l’Assurance maladie. Cependant, une reconnaissance MDPH (taux d’incapacité, RQTH, etc.) peut faciliter :

  • L’obtention d’une priorité dans la prise en charge des frais de transport (SNCF, transporteurs adaptés)
  • L’accès à des aides exceptionnelles du Fonds de compensation du handicap (FCH)
  • La prise en charge des frais d’accompagnement par un aidant pendant le séjour médical
📌 L'essentiel à retenir

La personne en situation de handicap peut se faire soigner à l’étranger (pays de l’EEE) et être remboursée par l’Assurance maladie française selon la directive européenne 2011/24/UE. Pour les soins programmés, une autorisation préalable est obligatoire. Pour les urgences, le remboursement se fait sur présentation des justificatifs. Le remboursement est calculé selon les tarifs français, pas selon le coût réel à l’étranger. Les délais sont de 2 à 4 semaines pour une demande programmée et de 4 à 6 semaines pour un remboursement d’urgence. Une couverture complémentaire est fortement recommandée. La CEAM (Carte Européenne d’Assurance Maladie) facilite l’accès aux soins d’urgence.

Questions fréquentes

Questions fréquentes


Est-ce que tous les soins sont remboursés si je les fais à l'étranger ?

Non. Seuls les soins reconnus comme nécessaires et qui correspondent à une prestation remboursable en France seront remboursés. Les soins expérimentaux, cosmétiques ou non conventionnés généralement ne le sont pas. Le remboursement est limité au tarif français, même si le soin coûte plus cher à l’étranger.

Faut-il demander l'autorisation de ma CPAM avant de partir ?

Oui, si le soin est planifié à l’avance. C’est obligatoire. Pour les urgences (accident, malaise soudain), aucune autorisation préalable n’est nécessaire, mais il faut justifier le caractère urgent dans les documents remis à la CPAM après. Sans autorisation préalable pour un soin programmé, le remboursement sera refusé ou drastiquement réduit.

Quel est le délai d'obtention de l'autorisation préalable ?

Le délai est généralement de 2 à 4 semaines à partir de la date de réception du dossier complet par la CPAM. Il est recommandé de demander l’autorisation au moins 6 à 8 semaines avant le soin pour disposer du délai d’examen et anticiper les démarches de réservation. Certaines demandes urgentes peuvent être traitées plus rapidement.

Que faire si ma demande de remboursement est refusée ?

La personne peut contester le refus en envoyant une lettre recommandée à sa CPAM dans les 2 ans suivant les soins. Si aucune réponse n’est obtenue sous 2 mois, elle peut saisir le Médiateur de l’Assurance maladie. Un accompagnement par une assistante sociale ou une association de patients peut aider à constituer un dossier de contestation solide.

La Carte Européenne d'Assurance Maladie (CEAM) est-elle obligatoire ?

La CEAM n’est pas obligatoire mais fortement recommandée. Elle facilite l’accès aux soins d’urgence et prouve l’affiliation à l’Assurance maladie française. Elle est gratuite et se demande auprès de la CPAM au moins 2 semaines avant le départ. Sans CEAM, l’accès aux soins d’urgence peut être retardé ou compliqué.

Puis-je être remboursé si mon pays n'est pas dans l'EEE (exemple : Maroc, Tunisie) ?

Non. La directive européenne et le système de remboursement français ne s’appliquent que dans les pays de l’EEE (États membres de l’UE, Islande, Liechtenstein, Norvège). Pour les soins dans d’autres pays, le remboursement dépend de conventions bilatérales spécifiques, très rarement en faveur du patient. Une assurance voyage couvrant les soins internationaux est nécessaire.


📞 Besoin d'aide pour vos démarches de remboursement de soins à l'étranger ?

Les équipes de portail-handicap.fr peuvent vous accompagner dans la constitution de votre dossier de demande d’autorisation ou de remboursement auprès de votre CPAM. N’hésitez pas à nous contacter pour clarifier vos droits.

Témoignages

Bon franchement c’était un galère cette histoire de remboursement des soins à l’étranger… j’ai découvert qu’il existait un traitement innovant en Belgique qui n’était pas remboursé en France. J’ai demandé l’autorisation préalable à ma CPAM et ça a pris 3 semaines. Finalement j’ai eu 70% de remboursement, c’était bien mais pas top.. aurait fallu mieux vérifier ma mutuelle avant

— Valérie, 52 ans, personne atteinte d'arthrose avancée

Franchement quand ma femme a chute pendant un voyage en Suisse, j’ai paniqué. Heureusement elle a eu sa CEAM sur elle et ça a accéléré les choses aux urgences. Pour le remboursement c’était sans autorisation préalable donc ça a pris plus longtemps mais finalement on a eu quasi 100% de remboursement pour l’hospitalisation. Important d’avoir la carte!

— Marc, 61 ans, aidant de son épouse

Nous on a voulu tenter une rééducation spécialisée aux Pays-Bas pour notre fils. Sans demander l’autorisation préalable on pensait que ca serait remboursé.. résultat remboursement refusé. On a du contester et finalement on a eu 50% après 6 mois de démarches. portail-handicap.fr nous a vraiment aidés a comprendre comment fonctionnait le système. Conseil : faites la demande préalable c’est vraiment important!

— Sophie, 38 ans, mère d'un enfant handicapé