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Outils numériques adaptés aux troubles DYS : logiciels et applications

Les troubles DYS (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie, dysorthographie) impactent la façon dont la personne traite l’information écrite, les chiffres, la motricité ou le langage. Les outils numériques constituent des compensations essentielles pour contourner les difficultés et faciliter l’accès à l’information, l’apprentissage et le travail.

Cette page présente les principaux logiciels, applications et polices de caractères adaptées aux troubles DYS, qu’il s’agisse de la scolarité, des études supérieures ou de la vie professionnelle.

Comprendre le rôle des outils numériques pour les DYS

Les outils numériques ne guérissent pas les troubles DYS, mais ils permettent à la personne de contourner ses difficultés en proposant des alternatives d’accès à l’information. Par exemple :

  • Un logiciel de synthèse vocale lit le texte à voix haute pour aider une personne dyslexique à accéder au sens
  • Une police de caractères spécialisée améliore la lisibilité pour faciliter la lecture
  • Un gestionnaire de tâches en ligne aide une personne dyspraxique à organiser son travail
  • Un correcteur orthographique aide une personne dysorthographique à réduire les erreurs
  • Un calculatrice adaptée ou un logiciel de calcul verbal assiste une personne dyscalculique

Ces outils rendent l’accès aux études et à l’emploi plus équitable pour la personne en situation de handicap. Ils s’inscrivent dans la logique de compensation du handicap reconnue par la loi du 11 février 2005.

Les outils DYS doivent être testés avant une situation d'examen ou d'enjeu

Il est recommandé de tester et de se familiariser avec les outils numériques bien avant de les utiliser lors d’un examen scolaire ou d’une situation professionnelle. Une personne dyslexique qui découvre un logiciel de synthèse vocale le jour de l’examen risque d’être déconcentrée et de ne pas tirer profit de l’outil.

Les logiciels de synthèse vocale et de lecture

La synthèse vocale transforme le texte écrit en parole. C’est un outil indispensable pour les personnes dyslexiques et dysorthographiques, car écouter le texte facilite la compréhension et réduit la fatigue cognitive liée à la lecture.

Logiciels populaires de synthèse vocale

  • NVDA (Non Visual Desktop Access) : logiciel gratuit et libre, très complet, pour lire le contenu d’un écran
  • JAWS (Job Access With Speech) : lecteur d’écran professionnel payant, très utilisé en contexte professionnel et académique
  • ClaroRead : application payante intégrée à Microsoft Word et aux navigateurs, avec reconnaissance optique de caractères (OCR)
  • Read&Write : extension de navigateur et application de lecture compatible avec Google Classroom et Microsoft 365
  • Balabolka : logiciel gratuit pour convertir du texte en fichier audio
  • Natural Reader : synthèse vocale avec interface simple, version gratuite et payante
💡 Cas pratique : usage en contexte scolaire

Léa est une élève dyslexique en classe de 3ème. Elle utilise ClaroRead depuis deux ans. L’outil lui permet de :
– Écouter ses documents scolaires à voix haute
– Surligner le texte pour suivre plus facilement
– Utiliser l’OCR pour scanner les pages de ses manuels
Sans cet outil, elle dépenserait deux fois plus d’énergie pour lire les consignes et comprendre les leçons. Elle peut ainsi se concentrer sur la compréhension plutôt que sur le décodage des mots.

Certaines de ces applications sont proposées gratuitement ou à prix réduit dans un cadre scolaire ou universitaire. Il est recommandé de demander à l’établissement ou à la MDPH quelles sont les solutions disponibles.

Les polices de caractères adaptées aux DYS

Une police de caractères bien choisie peut réduire significativement la fatigue visuelle et améliorer la vitesse de lecture chez une personne dyslexique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une simple question d’esthétique : la forme des lettres joue un rôle dans le décodage.

Polices recommandées pour les troubles DYS

  • OpenDyslexic : police gratuite spécifiquement conçue pour les dyslexiques, avec des caractères distincts et lourds à la base
  • Dyslexie : police payante de la société Monotype, fondée sur la recherche en neurosciences, très efficace
  • Arial et Verdana : polices sans-serif standard, plus lisibles que les polices avec serif pour beaucoup de dyslexiques
  • Comic Sans MS : bien que moquée, elle est effectivement plus lisible pour certaines personnes dyslexiques en raison de ses formes distinctes
  • Calibri : police claire et épurée, recommandée pour les documents administratifs
⚠️ Ne pas confondre lisibilité et accessibilité

Une police lisible pour une personne dyslexique ne l’est pas forcément pour une autre. Il est recommandé de tester plusieurs polices et d’ajuster l’espacement des lignes et des caractères pour trouver la combinaison optimale. Certains établissements scolaires et universitaires proposent des documents pré-formatés avec les bonnes polices.

La plupart des logiciels de traitement de texte (Word, LibreOffice, Google Docs) permettent de changer facilement la police pour toute une classe ou tout un document. En contexte professionnel, une personne reconnue travailleur handicapé (RQTH) peut demander à son employeur l’aménagement de ses outils informatiques avec une police adaptée.

Les applications mobiles et web pour les DYS

Avec la généralisation des smartphones et tablettes, il existe aujourd’hui une multitude d’applications dédiées aux troubles DYS. Ces outils offrent une flexibilité et une accessibilité accrues, particulièrement utiles à l’école et en déplacement.

Applications de gestion et d’organisation

  • Todoist, Notion, Microsoft To Do : gestionnaires de tâches avec listes à cocher, idéals pour les personnes dyspraxiques qui ont du mal à organiser leur travail
  • Calendar, Google Agenda : calendriers avec rappels pour ne pas oublier les délais (utile pour les troubles de la mémoire de travail)
  • Forest : application de gestion du temps et concentration, sous forme de jeu

Applications d’apprentissage et d’aide scolaire

  • Lunii, Piwiboo : applications ludiques pour travailler la lecture et le langage
  • Dyscool : plateforme dédiée aux enfants DYS avec jeux pédagogiques et suivi des progrès
  • Khan Academy : cours vidéo avec sous-titres, très utiles pour les enfants qui comprennent mieux en regardant
  • Orthophile : application pour travailler l’orthographe et la grammaire de manière ludique

Applications de correction et de rédaction

  • Antidote : correcteur orthographique et grammatical très puissant (payant), avec explications détaillées
  • Grammarly : correcteur et aide à la rédaction en anglais et français
  • La Batterie : application gratuite de diagnostic orthographique
  • Cordial : correcteur français professionnel
Les enfants DYS peuvent se voir refuser l'accès à certaines applications en classe

Certains établissements scolaires interdisent l’utilisation d’applications de correction automatique durant les contrôles ou examens de français, considérant qu’elles donnent un avantage déloyal. Cette interdiction peut être contournée par un aménagement scolaire officiel (PAI ou PPS) qui autorise explicitement l’usage de l’outil.

Les outils de reconnaissance optique de caractères (OCR)

L’OCR permet de convertir un document papier ou une image en texte numérique, qui peut ensuite être traité par une synthèse vocale ou un correcteur. C’est un outil très puissant pour les personnes dyslexiques qui doivent travailler avec des documents papier.

Outils OCR recommandés

  • Google Lens : application gratuite de Google qui photographe du texte et le convertit en texte éditable
  • Microsoft Office Lens : équivalent de Google Lens pour les utilisateurs Microsoft
  • ClaroRead Plus : inclut une fonction OCR très précise
  • ABBYY FineReader : logiciel professionnel d’OCR très performant (payant)
  • Tesseract : logiciel libre et gratuit d’OCR de haute qualité
💡 Cas pratique : usage de l'OCR à l'université

Nicolas est un étudiant dyscalculique en première année de sciences. Il scanne ses notes manuscrites avec Google Lens après chaque cours, convertit le texte en numérique, puis utilise un logiciel de synthèse vocale pour écouter ses notes. Cela lui permet de :
– Réviser plus efficacement en écoutant plutôt qu’en relisant
– Chercher rapidement des termes dans ses notes numérisées
– Copier des formules mathématiques sans risque d’erreur
Cette approche lui a permis de passer de 8/20 à 14/20 en moyenne.

Les outils pour la dyscalculie et les mathématiques

La dyscalculie (trouble du calcul) bénéficie de solutions numériques spécialisées qui aident à contourner le trouble du calcul mental tout en permettant de travailler la compréhension logique et conceptuelle des mathématiques.

Logiciels et applications pour les mathématiques

  • GeoGebra : logiciel gratuit de géométrie et d’algèbre, très visuel et interactif
  • Wolfram Alpha : assistant mathématique en ligne qui explique les étapes de résolution
  • Photomath : application qui scanne les équations mathématiques et affiche les solutions pas à pas
  • Desmos : calculatrice graphique en ligne gratuite, très intuitive
  • Xcas, Maxima : logiciels de calcul formel gratuits pour les calculs symboliques

Pour la dyscalculie, la clé est d’autoriser l’utilisation de la calculatrice lors des contrôles et examens, tout en travaillant la compréhension conceptuelle des mathématiques. Un aménagement scolaire peut le garantir.

Les outils de dictée vocale et traitement de texte

La dictée vocale (speech-to-text) est une solution majeure pour les personnes dysorthographiques qui trouvent la rédaction écrite extrêmement difficile. Elle permet de transformer la parole en texte écrit automatiquement.

Outils de dictée vocale

  • Google Docs Dictée vocale : fonction gratuite intégrée à Google Docs
  • Microsoft Word Dictée : fonction de dictée intégrée à Word 365
  • Dragon NaturallySpeaking : logiciel de reconnaissance vocale professionnel très précis (payant)
  • Otter.ai : transcription automatique avec application web et mobile
  • Nuance Dragon : version mobile de Dragon pour smartphones
⚠️ La dictée vocale nécessite une formation et une pratique

Utiliser la dictée vocale pour rédiger un devoir ou un examen nécessite de l’entraînement. La personne doit apprendre à « penser en parlant » ce qui n’est pas naturel pour tout le monde. Il est fortement recommandé de s’entraîner plusieurs semaines avant une utilisation en situation d’enjeu (examen, travail important).

Intégrer les outils numériques dans le parcours scolaire et professionnel

L’utilisation d’outils numériques DYS doit être formalisée et documentée pour en garantir l’usage à l’école, à l’université et au travail.

À l’école primaire et secondaire

Les outils numériques doivent figurer dans un Plan d’Accueil Individualisé (PAI) ou un Plan Personnalisé de Scolarisation (PPS). Le PAI est généralement suffisant pour les troubles DYS ; le PPS est réservé aux situations plus complexes. La demande doit être effectuée auprès de la MDPH avec un certificat médical détaillé.

Les collectivités et écoles doivent mettre à disposition certains outils

En vertu de la loi du 11 février 2005, l’école a l’obligation de faciliter l’accès à des outils compensatoires. Certaines académies proposent des logiciels gratuits ou des licences à prix réduit (ClaroRead, JAWS, etc.). Il faut se renseigner auprès du coordonnateur académique de scolarisation ou de l’équipe de suivi de la scolarisation (ESS).

À l’université et en études supérieures

L’accès aux outils numériques est un droit pour les étudiants en situation de handicap. La demande doit être effectuée auprès du service d’accompagnement handicap de l’université (souvent appelé « Bureau d’Aide aux Étudiants Handicapés » ou BAEH) avec une trace de diagnostic (certificat médical ou rapport psychologique). Les études supérieures pour les personnes DYS bénéficient d’un cadre juridique solide.

En contexte professionnel

Une personne reconnue travailleur handicapé via la RQTH peut demander à son employeur l’installation d’outils numériques. Cette demande s’inscrit dans le cadre de l’aménagement de poste. Le financement peut être assuré par Cap Emploi, l’AGEFIPH (secteur privé) ou le FIPHFP (fonction publique).

⚖️ Loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances

La loi reconnaît le droit à la compensation du handicap par des outils et services adaptés. Les employeurs ont l’obligation légale de mettre en place les aménagements nécessaires pour un travailleur handicapé, incluant les outils informatiques, dans le cadre du devoir d’accommodement raisonnable.

Financer les outils numériques DYS

Les outils numériques peuvent représenter un coût significatif (licences payantes, matériel spécialisé, formations). Plusieurs sources de financement existent :

  • MDPH : la Maison Départementale des Personnes Handicapées peut financer des outils numériques si la demande est justifiée dans un PAI, PPS ou Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP)
  • Académies et universités : proposent souvent des licences gratuites ou réduites pour les étudiants en situation de handicap
  • AGEFIPH et FIPHFP : aides au financement des aménagements de poste pour les travailleurs handicapés
  • Cap Emploi : service public qui aide à trouver et financer des solutions d’accessibilité au travail
  • Associations spécialisées : certaines associations DYS aident à financer ou à prêter des outils (voir les associations pour les troubles DYS)
  • Mutuelles et caisses de retraite : certaines proposent des aides pour les équipements de compensation
📊 Coût moyen des logiciels d'accessibilité

– Licences gratuites : NVDA, OpenDyslexic, GeoGebra, Google Docs
– Licences réduites pour étudiants : JAWS (80-150 €/an), ClaroRead (environ 100 €/an)
– Licences professionnelles : Dragon NaturallySpeaking (200-500 €), Antidote (60-100 €/an)
– Matériel spécialisé : clavier ergonomique, écran anti-fatigue (100-300 €)

L’essentiel à retenir

📌 Les points clés sur les outils numériques pour les DYS

1. Les outils numériques sont des compensations essentielles, pas des gadgets. Synthèse vocale, polices adaptées et OCR permettent de contourner les difficultés DYS.
2. Chaque personne a besoin d’outils différents en fonction de son profil de troubles (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, etc.). Il faut tester avant d’utiliser en situation d’enjeu.
3. Les outils doivent être formalisés dans un PAI, PPS ou aménagement d’examen pour être reconnus à l’école, l’université et le travail.
4. De nombreux outils sont gratuits : NVDA, Google Docs, GeoGebra, OpenDyslexic, Google Lens. Les financements publics (MDPH, AGEFIPH, académies) peuvent couvrir les outils payants.
5. L’utilisation des outils requiert une formation et une habitude. Mettre en place un outil deux jours avant un examen est inutile et contreproductif.
6. Les services d’accompagnement handicap (écoles, universités, Cap Emploi) peuvent conseiller sur les meilleurs outils pour chaque situation.

Questions fréquentes

Questions fréquentes


Quel outil choisir pour un enfant dyslexique en primaire ?

Pour un enfant dyslexique à l’école primaire, commencer par une police de caractères adaptée (OpenDyslexic ou Dyslexie) est recommandé, ainsi qu’une application de lecture ludique (Lunii, Piwiboo). La synthèse vocale (ClaroRead, Read&Write) peut être introduite progressivement à partir du CP-CE1. Ces outils doivent être testés à la maison avant d’être demandés à l’école, et formalisés dans un PAI.

Les outils numériques donnent-ils un avantage déloyal aux examens ?

C’est une question fréquemment posée. Non, les outils numériques ne donnent pas d’avantage déloyal — ils compensent un handicap. Une personne dyslexique qui utilise une synthèse vocale n’est pas plus rapide qu’un lecteur valide ; elle fait simplement accéder l’information à son cerveau d’une manière différente. Les outils autorisés officiellement (via PAI, PPS ou aménagement d’examen) ne donnent aucun avantage et sont strictement encadrés.

Combien coûte un logiciel comme JAWS ou ClaroRead ?

JAWS coûte entre 80 et 150 € par an pour les étudiants, et plus pour les licences professionnelles. ClaroRead coûte environ 100 € par an. Cependant, beaucoup d’écoles et universités proposent ces logiciels gratuitement ou à prix réduit dans leur catalogue d’accessibilité. La MDPH peut également financer ces outils si une demande est justifiée. Plusieurs outils gratuits performants existent aussi : NVDA, Google Docs avec dictée vocale, GeoGebra.

Comment demander des outils numériques adaptés à la MDPH ?

Il faut constituer un dossier MDPH avec : un certificat médical décrivant précisément les troubles DYS et les difficultés (lecture, calcul, rédaction, organisation, etc.), une demande écrite justifiant l’outil demandé (ex : « demande d’une synthèse vocale pour compenser les difficultés de lecture »), et idéalement une lettre de l’école ou du psychologue de l’enfant. Les délais de traitement sont généralement 2 à 4 mois. L’outil autorisé sera mentionné dans la décision MDPH ou le PAI.

Un étudiant DYS peut-il utiliser Photomath ou Antidote lors des examens ?

Cela dépend de l’aménagement officiel accordé par l’université. Si l’aménagement l’autorise explicitement (ce qui est souvent le cas pour les étudiants DYS), oui. Si l’aménagement ne le mentionne pas, il faut demander une modification au service handicap de l’université avant l’examen. En revanche, l’utilisation sans aménagement lors d’un contrôle continu en amphi peut être sanctionnée comme triche. Toujours vérifier son aménagement d’examen avant.

Les enfants DYS peuvent-ils maîtriser l'orthographe avec des outils de correction ?

Non, les outils de correction ne remplacent pas l’apprentissage de l’orthographe. Cependant, ils permettent aux enfants dysorthographiques de :
– Produire des textes sans être paralysés par la peur de la faute
– Comprendre progressivement les structures grammaticales en voyant les corrections de l’outil
– Gagner en confiance en soi et en motivation
L’idéal est de combiner l’outil de correction avec un accompagnement pédagogique (cours, exercices, séances d’orthophonie) pour progresser réellement.


📞 Besoin d'aide pour choisir vos outils numériques ?

L’équipe de portail-handicap.fr peut vous accompagner dans le choix des outils adaptés à votre situation, la constitution du dossier MDPH, ou les démarches auprès de votre établissement scolaire ou employeur.

Témoignages

Bon franchement avant on a galéré pendant deux ans sans rien.. mon fils lisait à peine 10 mots à la minute en CM1 c’était catastrophique. Quand on lui a proposé une synthèse vocale à la maison ça a changé sa vie. Maintenant il peut écouter ses livres de classe et du coup il comprend ce qu’il se passe au lieu de juste essayer de décoder les lettres. L’année prochaine on va demander un PAI à l’école pour l’utiliser en classe aussi. C’est fou comment un outil ça change tout

— Sophie, 35 ans, maman d'un enfant dyslexique

Moi j’ai découvert Wolfram Alpha et Photomath en deuxième année de licence et c’est là que j’ai compris que c’était pas que je comprenais rien en maths c’est juste que je peux pas faire les calculs de tête. Avec ces applis je peux vraiment voir comment ça marche et focaliser sur les concepts. Grâce à ça j’ai pu valider mes exams quoi. Avant j’avais 6-7 de moyenne maintenant c’est 12-13. Et j’ai mis ça dans mon aménagement d’examen donc c’est officiel

— Maxime, 21 ans, étudiant dyscalculique

Au boulot on m’a mis des outils de dictée vocale et franchement c’est pas facile au début tu te sens bête à parler à ton ordi devant tes collègues haha. Mais après quelques semaines t’y arrives quoi et tu peux faire des rapports sans te prendre la tête sur l’orthographe. Mon RQTH ça m’a permit de demander ça auprès de mon employeur et Cap Emploi a payé la formation. Sans ça j’aurais probablement vu mon poste être supprimé

— Jean-Claude, 48 ans, travailleur reconnu handicapé