Une personne en situation de handicap qui souhaite changer de profession dispose de nombreux dispositifs adaptés pour réussir sa reconversion professionnelle. Que ce soit suite à une aggravation du handicap, un licenciement, une inaptitude à poursuivre dans le même poste ou une simple envie de nouveau départ, les parcours de reconversion sont spécifiquement pensés pour faciliter la transition.
Cet article détaille les dispositifs disponibles, les aides financières, les bilans de compétences adaptés et le soutien des acteurs locaux pour mener à bien un projet de reconversion. Découvrez comment réaliser un bilan de compétences adapté et accéder aux formations professionnelles spécifiques au handicap.
Qu’est-ce que la reconversion professionnelle pour une personne handicapée ?
La reconversion professionnelle est un processus permettant à une personne en situation de handicap de changer de domaine d’activité, de métier ou de secteur. Elle intervient souvent quand :
- Le handicap s’est aggravé et l’emploi actuel n’est plus possible ou accessible
- La personne souhaite quitter un poste devenu inadapté
- Une invalidité empêche la poursuite de l’activité professionnelle antérieure
- L’employeur ne peut pas proposer d’aménagement suffisant
- Une nouvelle orientation correspond mieux au projet de vie et aux capacités actuelles
Contrairement à une simple démission, la reconversion s’appuie sur des dispositifs institutionnels et des aides financières pour sécuriser la transition professionnelle.
La personne en situation de handicap qui demande une reconversion est considérée comme bénéficiaire de droit commun auprès des organismes d’aide à la formation. Elle peut cumuler plusieurs aides et dispositifs pour financer sa formation et son accompagnement.
Les acteurs clés de la reconversion professionnelle
Plusieurs organismes accompagnent une personne en situation de handicap dans son projet de reconversion :
Cap Emploi
Cap Emploi est le service spécialisé dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap. Son rôle dans la reconversion :
- Évaluer le projet professionnel et sa faisabilité
- Proposer des formations adaptées
- Mettre en relation avec des employeurs
- Coordonner l’aide avec d’autres partenaires (AGEFIPH, FIPHFP, etc.)
La personne en situation de handicap peut se faire enregistrer auprès de Cap Emploi sans frais.
AGEFIPH (pour le secteur privé)
L’AGEFIPH finance directement les actions de reconversion pour les personnes en situation de handicap en recherche d’emploi ou en poste dans le secteur privé. Elle peut financer :
- Des bilans de compétences
- Des formations complètes (du bilan jusqu’au diplôme)
- Des périodes d’adaptation en entreprise
- Un accompagnement personnalisé
FIPHFP (pour la fonction publique)
Le FIPHFP joue le même rôle dans la fonction publique (État, collectivités, hôpitaux publics). Une personne agent public en situation de handicap qui souhaite se reconvertir au sein de la fonction publique peut demander un financement auprès du FIPHFP.
Pôle Emploi
Pôle Emploi accompagne aussi la reconversion. Une personne demandeur d’emploi en situation de handicap doit signaler son handicap auprès de Pôle Emploi pour accéder à des services spécialisés et à des formations adaptées.
La reconnaissance du handicap auprès de Cap Emploi ou de la MDPH est souvent nécessaire pour accéder aux dispositifs de reconversion. Si la personne n’a pas encore de reconnaissance du statut travailleur handicapé (RQTH), elle doit en faire la demande à la MDPH, qui étudiera son dossier en 4 à 6 mois en moyenne.
Le bilan de compétences : première étape de la reconversion
Le bilan de compétences adapté est une étape clé pour définir le projet de reconversion. C’est une évaluation professionnelle approfondie qui permet d’identifier :
- Les compétences professionnelles et transversales actuelles
- Les aptitudes à l’emploi malgré le handicap
- Les secteurs ou métiers possibles en fonction des capacités
- Les formations manquantes
- Les obstacles et aménagements nécessaires
Caractéristiques du bilan adapté
Contrairement à un bilan classique, le bilan de compétences pour personne en situation de handicap :
- Tient compte du handicap, de la fatigue, de la douleur
- Explore les compensations possibles (aide humaine, accessibilité, télétravail, aménagements)
- Intègre le projet de vie global, pas seulement l’emploi
- Dure généralement 20 à 30 heures (contre 15 en bilan standard)
- Est réalisé par des professionnels formés au handicap
Qui finance le bilan de compétences ?
Le bilan peut être financé par :
- AGEFIPH : si la personne travaille dans le secteur privé ou est demandeur d’emploi
- FIPHFP : si elle travaille dans la fonction publique
- Cap Emploi : en coordination avec l’AGEFIPH ou le FIPHFP
- Pôle Emploi : pour les demandeurs d’emploi
- Région : via son catalogue de formations
- Compte Personnel de Formation (CPF) : la personne peut aussi utiliser son crédit CPF personnel
Marc, 45 ans, travaillait comme maçon mais une chute de trois mètres lui a causé une atteinte médullaire. Après 18 mois de rééducation, il ne peut plus porter de charges lourdes ni être sur des chantiers. Il demande une reconversion via Cap Emploi. Le bilan de compétences identifie ses qualités de management et sa connaissance du terrain. Résultat : formation de 8 mois en chef de chantier administratif, financée à 100 % par l’AGEFIPH. Marc reprend un emploi 2 mois après la fin de sa formation, au sein d’une grande entreprise du bâtiment.
Les formations professionnelles adaptées
Une fois le bilan réalisé, la personne en situation de handicap peut accéder à des formations professionnelles adaptées pour acquérir de nouveaux savoir-faire.
Types de formations
- Courtes (quelques semaines) : remise à niveau, compétences nouvelles
- Longues (plusieurs mois) : préparation à un nouveau diplôme ou qualification
- En alternance : formation + travail en entreprise
- À distance : adaptées aux personnes à mobilité réduite ou en situation d’isolement
- En ESAT ou secteur protégé : formations internes pour préparer le retour en milieu ordinaire
Aménagements pédagogiques disponibles
Les organismes de formation doivent proposer des aménagements pour que la personne en situation de handicap suive la formation dans de bonnes conditions :
- Accès physique adapté et accessible
- Rythme modulé si besoin (mi-temps, formation sur une plus longue durée)
- Interprète en langue des signes ou preneur de notes
- Logiciels adapté (lecteur d’écran, grossissement de texte)
- Pause de repos incluse dans la journée
- Support pédagogique en FALC (Facile à Lire et Comprendre) si nécessaire
- Accompagnement par une aide humaine durant la formation
Financement des formations
Une formation de reconversion peut être financée par plusieurs sources cumulables :
- AGEFIPH / FIPHFP : financement intégral si le projet est validé
- Région : contrats de professionnalisation pour demandeurs d’emploi
- Pôle Emploi : allocation de remplacement de revenu (ARE-Formation)
- Compte Personnel de Formation (CPF) : crédit personnel utilisable
- Aides sectorielles : selon le secteur de formation (secteur social, handicap, numérique, etc.)
- Employeur actuel : congé de formation rémunéré via le plan de développement des compétences
La durée moyenne d’une formation de reconversion pour une personne en situation de handicap est de 6 à 12 mois. Elle peut être financée à 100 % par l’AGEFIPH ou le FIPHFP, sans reste à charge pour la personne.
Droits du salarié en reconversion
Une personne en situation de handicap qui suit une formation de reconversion bénéficie de droits spécifiques :
Congé de formation rémunéré
Si une personne est en poste, elle peut demander un congé de formation auprès de son employeur. Selon la situation :
- Congé de reclassement : en cas de suppression de poste ou d’inaptitude, l’employeur doit proposer une formation de reclassement
- Congé de formation (droit commun) : demande volontaire, soumise à l’accord de l’employeur
- Contrat de sécurisation professionnelle : en cas de licenciement pour inaptitude médicale
Pendant la formation, la personne peut recevoir une allocation de remplacement de revenu pour maintenir ses revenus.
Protection de l’emploi
Une personne reconnue travailleur handicapé bénéficie d’une protection renforcée lors d’une reconversion :
- Double délai de préavis en cas de licenciement
- Obligation de reclassement avant licenciement pour inaptitude
- Accès prioritaire aux formations et aides financières
Maintien de l’emploi lors du changement de poste
Si la reconversion s’effectue au sein de la même entreprise, la personne conserve son statut et ses droits à l’ancienneté. L’employeur doit aménager le nouveau poste si nécessaire.
Si une personne en poste souhaite suivre une formation de reconversion longue, elle doit respecter un préavis de 3 mois envers son employeur (sauf accord différent). Il est conseillé de prendre contact avec le responsable des ressources humaines et Cap Emploi en parallèle pour coordonner les démarches.
Parcours de reconversion : étapes clés
Voici le parcours type d’une personne en situation de handicap en reconversion :
Étape 1 : Évaluation et diagnostic
La personne prend contact avec Cap Emploi ou Pôle Emploi pour exprimer son projet de reconversion. Un diagnostic initial est réalisé pour évaluer la faisabilité du projet.
Étape 2 : Bilan de compétences
Un bilan de compétences adapté est demandé et financé par l’AGEFIPH, le FIPHFP ou Pôle Emploi. Ce bilan dure 20 à 30 heures et identifie les métiers accessibles.
Étape 3 : Définition du projet
Suite au bilan, le projet professionnel est formalisé : choix du métier, des formations, des aménagements, du calendrier.
Étape 4 : Recherche de formation
Cap Emploi ou Pôle Emploi proposent des organismes de formation adaptés. La personne peut aussi en chercher elle-même, en priorité des organismes labellisés « Accueil des personnes en situation de handicap ».
Étape 5 : Financement
Le financement est demandé auprès de l’AGEFIPH, du FIPHFP, de Pôle Emploi ou de la Région selon la situation. La réponse arrive généralement dans les 3 à 6 semaines.
Étape 6 : Début de la formation
La formation commence avec tous les aménagements convenus. La personne bénéficie d’un suivi régulier par son accompagnateur Cap Emploi ou Pôle Emploi.
Étape 7 : Placement en emploi
À la fin de la formation, la personne recherche activement un emploi dans son nouveau domaine. Cap Emploi accompagne les démarches et peut mettre en relation avec des employeurs partenaires. Une période d’adaptation en entreprise peut être proposée et financée.
Après la fin d’une formation de reconversion, Cap Emploi et l’AGEFIPH/FIPHFP proposent généralement un suivi de 6 à 12 mois pour consolider le nouvel emploi et adapter les conditions de travail si nécessaire. Cette aide est gratuite et fait partie du parcours de reconversion.
Aides financières spécifiques à la reconversion
Plusieurs aides financières peuvent soutenir une personne en situation de handicap en reconversion :
Allocations de remplacement de revenu
Allocation de Remplacement de Revenu (ARR) : versée par l’AGEFIPH ou le FIPHFP pendant une formation, elle compense la perte de revenus. Montant environ 60 à 100 % du salaire brut antérieur, selon les conditions.
Aide aux frais de déplacement
L’AGEFIPH peut financer les frais de transport pour se rendre à la formation, notamment pour les personnes en situation de handicap qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun standard.
Aide au logement temporaire
Si la formation oblige à se relocaliser, l’AGEFIPH peut financer une partie du surcoût de logement (gîte, location temporaire).
Aide à l’accessibilité des supports pédagogiques
Transcription en Braille, version numérique accessible, interprète en langue des signes : tous ces aménagements sont financés par l’AGEFIPH ou le FIPHFP.
Aide à l’obtention d’une aide humaine
Si une personne a besoin d’une aide humaine (lecteur, assistant, accompagnant) pendant sa formation, l’AGEFIPH finance cette aide sur demande.
L’ARR versée par l’AGEFIPH pendant une formation varie de 600 € à 1 500 € par mois selon la situation antérieure et la région. Elle cumule avec les allocations chômage (ARE) si la personne était demandeur d’emploi.
Reconversion et maintien de la couverture sociale
Une préoccupation légitime : que se passe-t-il pour la couverture sociale pendant la formation ?
Affiliation à la sécurité sociale
Une personne en formation de reconversion reste couverte par la sécurité sociale :
- Via Pôle Emploi : si elle est demandeur d’emploi indemnisé
- Via son employeur : si elle est en congé de formation payant
- Via la caisse d’allocations familiales (CAF) : si elle suit une formation financée par l’AGEFIPH ou FIPHFP
- Auto-entrepreneur ou micro-entreprise : elle peut contribuer volontairement
Allocations sociales (AAH, PCH, etc.)
Les allocations versées par la MDPH (AAH, PCH, AEEH) ne sont généralement pas suspendues pendant la formation. Cependant :
- Si la personne reprend un emploi salarié à temps plein après sa formation, elle peut perdre l’AAH (sous conditions de ressources)
- La PCH est maintenue si les besoins de compensation restent
- Il est conseillé de signaler à la MDPH le début de la formation pour éviter les surpaiements ultérieurs
Avant de commencer une formation de reconversion, il est important de signaler à la MDPH et à la CAF que la personne suit une formation. Cela évite les problèmes de surpaiement et permet d’optimiser les aides cumulables. La reconnaissance du statut travailleur handicapé doit être maintenue ou demandée à la MDPH.
Accompagnement personnalisé et coaching
Au-delà de la formation technique, une personne en reconversion bénéficie souvent d’un accompagnement personnalisé :
Coach en réinsertion professionnelle
Cap Emploi peut proposer un coach spécialisé qui accompagne toutes les étapes de la reconversion : choix du métier, recherche de formation, candidatures, entretiens d’embauche, intégration en entreprise.
Accompagnement psychosocial
Changer de métier après un accident, une aggravation du handicap ou une maladie peut être psychologiquement difficile. Certains organismes proposent un soutien psychologique gratuit.
Préparation aux entretiens d’embauche
Cap Emploi prépare la personne à la recherche d’emploi : rédaction de CV, préparation aux entretiens, simulations vidéo, gestion des appels téléphoniques.
Mise en relation avec des employeurs
Cap Emploi dispose d’un réseau d’employeurs partenaires qui recrutent des personnes en situation de handicap. Ces entreprises connaissent les aménagements possibles et sont habituées à l’intégration de nouveaux salariés handicapés.
Cas particuliers et situations spéciales
Reconversion au sein de la même entreprise
Une personne peut se reconvertir vers un autre poste dans la même entreprise, avec financement AGEFIPH et accompagnement Cap Emploi. L’employeur doit créer un environnement inclusif et proposer l’aménagement du nouveau poste.
Reconversion après une suspension ou un arrêt de travail
Une personne ayant eu un arrêt de travail longue durée à cause du handicap peut demander une reconversion pour maintenir son emploi ou accéder à un emploi adapté.
Reconversion en mi-temps ou aménagement progressif
La formation peut être réalisée en mi-temps ou à temps partiel pour des personnes ayant une fatigue importante ou des limitations temporaires. L’AGEFIPH finance ces formations longues sur une durée étendue.
Reconversion pour personne proche aidante
Une personne qui est aidante d’une personne en situation de handicap peut aussi demander une reconversion professionnelle adaptée pour mieux concilier son emploi et son rôle d’aidant.
Une personne en reconversion peut cumuler : ARE de Pôle Emploi + allocation de remplacement de revenu AGEFIPH + aide au logement + aide aux frais de déplacement + aide à l’accessibilité + maintien des allocations MDPH (selon les conditions). C’est l’AGEFIPH ou le FIPHFP qui coordonne l’ensemble de ces aides.
L’essentiel à retenir
• La reconversion est un droit pour les personnes en situation de handicap, accompagné par Cap Emploi, l’AGEFIPH (secteur privé) ou le FIPHFP (fonction publique)
• Étapes : diagnostic → bilan de compétences adapté → choix de formation → financement → formation → placement en emploi
• Le bilan de compétences est l’étape clé : 20-30 heures, financé à 100 % par l’AGEFIPH/FIPHFP/Pôle Emploi
• Les formations peuvent être courtes (quelques semaines) ou longues (plusieurs mois) et sont adaptées au handicap
• Aides financières cumulables : allocation de remplacement de revenu, frais de déplacement, logement, accessibilité
• Durée moyenne : 6 à 12 mois de formation, suivi post-placement de 6 à 12 mois
• Les allocations MDPH (AAH, PCH) sont généralement maintenues pendant la formation
• Accompagnement personnalisé gratuit : coach, aide à la recherche d’emploi, mise en relation avec employeurs
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Qui peut demander une reconversion professionnelle ?
Toute personne en situation de handicap reconnu (via une décision MDPH, une invalidité, une inaptitude médicale, une rente AT-MP ou une pension d’invalidité) peut demander une reconversion. Il n’y a pas d’âge limite officiellement, mais après 55-60 ans, l’accès peut être plus restreint selon le projet. La première étape est de se faire enregistrer auprès de Cap Emploi ou Pôle Emploi.
Combien de temps dure une reconversion en moyenne ?
De 6 à 12 mois en général : 1 à 2 mois pour le diagnostic et le bilan de compétences, 3 à 9 mois pour la formation, 2 à 4 mois pour la recherche et l’accès à l’emploi. Certaines formations courtes de 3-4 mois suffisent pour de petits changements. D’autres formations diplômantes peuvent durer 12-18 mois.
Est-ce qu'une formation de reconversion est financée à 100 % ?
Oui, généralement. L’AGEFIPH ou le FIPHFP financent les frais pédagogiques à 100 % pour une reconversion validée. En parallèle, une allocation de remplacement de revenu compense la perte de salaire (60-100 % selon la situation). Éventuellement, les frais de transport, logement et accessibilité sont aussi financés. Aucun reste à charge pour la personne en situation de handicap.
Peut-on garder son emploi actuel pendant une formation de reconversion ?
Rarement en même temps. En revanche, on peut demander un congé de formation rémunéré auprès de son employeur (congé de reclassement, plan de développement des compétences, etc.). Pendant ce congé, l’employeur verse au moins 90 % du salaire, complété éventuellement par l’ARE de Pôle Emploi. Une personne en arrêt de travail ou reconnue inapte ne peut pas travailler simultanément.
Quelle est la différence entre un bilan de compétences standard et un bilan adapté ?
Le bilan adapté tient compte du handicap, de la fatigue, des limitations fonctionnelles et des compensations possibles (aide humaine, accessibilité, télétravail, aménagements). Il dure 20-30 heures au lieu de 15, et explore les métiers compatibles avec la situation du handicap. Il est réalisé par des professionnels formés au handicap et financé par l’AGEFIPH/FIPHFP.
Peut-on se reconvertir à distance si on a une mobilité réduite ?
Oui. Certaines formations de reconversion sont proposées à distance ou en format mixte (présentiel + distanciel). Il est important de signaler à Cap Emploi et à l’organisme de formation que le présentiel posera problème. Des aménagements peuvent être mis en place : réduction des jours sur site, formations entièrement en ligne, aide à la mobilité, etc.
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Ressources et liens utiles
- Cap Emploi : accompagnement spécialisé gratuit pour les personnes en situation de handicap
- AGEFIPH : aides et financements pour le secteur privé
- FIPHFP : aides pour la fonction publique
- Formation professionnelle : catalogue des formations adaptées au handicap
- Bilan de compétences : guide complet du bilan adapté
- Aménagement de poste : comment adapter un nouveau poste de travail
- Alternance : apprentissage et contrats en alternance adaptés
- ESAT : formations en milieu protégé avec perspective d’emploi ordinaire
- Maintien en emploi : conseils si maladie ou accident survient en cours d’emploi
- Droits du salarié : comprendre ses droits en cas de difficulté professionnelle
Témoignages
— Sophie, 38 ans, en reconversion après un accident du travailBon franchement au début j’étais pas du tout motivée à l’idée de changer de travail.. je bossais depuis 15 ans comme infirmière et boom accident à la main droite, le médecin dit que c’est pas possible de continuer à ce rythme. J’ai contacté Cap Emploi et là ils m’ont proposé un bilan de compétences gratuit. En 1 mois j’ai trouvé mon projet : formation en coordination d’équipe soignante. 8 mois de formation financée à 100 %, pas un centime à payer. Franchement sans l’AGEFIPH et sans Cap Emploi je sais pas ce que j’aurais fait.
— Thomas, 52 ans, reconversion en mi-tempsMoi j’ai une sclérose en plaques et la fatigue c’était devenu impossible à gérer. Je bossais à temps complet mais je tenais plus. J’ai demandé une reconversion en mi-temps, Cap Emploi a trouvé une formation adaptée sur 14 mois en mi-temps. Pendant ce temps je gardais mon emploi 50 %, avec le congé de formation rémunéré. Après 8 mois de formation j’ai changé de poste au sein de la même boîte : télétravail 3 jours par semaine, moins de déplacements, moins stressant. Ça a vraiment changé ma vie.
— Amira, 45 ans, mère de famille et travailleuse handicapéeHonnêtement j’ai hésité longtemps à faire une reconversion.. avec les enfants et tout, je pensais que ce serait trop compliqué. Et puis mon employeur n’a pas pu m’aménager mon poste, donc Cap Emploi m’a orientée vers une formation d’assistante RH. L’AGEFIPH m’a payé la formation et aussi les frais de garde pendant les jours de formation. C’était une belle surprise parce que je savais pas que ça pouvait être remboursé. J’ai trouvé un emploi 6 semaines après la fin de la formation, dans une PME qui était justement en train de recruter. C’était mon projet depuis longtemps et l’accompagnement m’a vraiment permis de le réaliser.



