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Étudier à l’étranger avec un handicap : guide Erasmus+ et aides

Étudier à l’étranger quand on est en situation de handicap peut sembler compliqué. Pourtant, grâce à des programmes comme Erasmus+, des aides spécifiques et une meilleure accessibilité des universités européennes, cette expérience est devenue accessible à un nombre croissant d’étudiants handicapés.

Cette page explique comment préparer une mobilité internationale, les droits des étudiants en situation de handicap, les financements disponibles et les démarches concrètes pour réussir son projet d’études à l’étranger.

Qui peut étudier à l’étranger avec un handicap ?

Tout étudiant en situation de handicap a théoriquement le droit d’étudier à l’étranger, que ce soit dans le cadre d’un programme d’échange (comme Erasmus+) ou en candidature directe auprès d’une université étrangère. La loi française reconnaît le droit à la poursuite d’études sans discrimination basée sur le handicap.

Il n’existe pas de restrictions liées au type ou au degré du handicap. Les universités et les organismes de mobilité ont l’obligation d’adapter l’accueil et les conditions d’études pour accueillir les étudiants handicapés.

Le droit à la compensation du handicap existe aussi à l'étranger

Même en mobilité internationale, l’étudiant handicapé conserve son droit à la compensation. Cela signifie que l’université d’accueil doit fournir des aménagements (interprète, preneurs de notes, accès adapté, logement accessible, etc.) pour que l’étudiant puisse suivre ses cours dans les mêmes conditions que les autres.

Le programme Erasmus+ : fonctionnement et aides pour les étudiants handicapés

Erasmus+ est le programme phare de mobilité étudiant en Europe. Il permet aux étudiants de poursuivre une partie de leurs études dans une université partenaire d’un autre pays européen, pour une durée de 3 à 12 mois selon le niveau d’études.

Erasmus+ s’adresse à tous les étudiants, y compris ceux en situation de handicap. Le programme reconnaît les besoins spécifiques liés au handicap et prévoit des soutiens financiers supplémentaires pour couvrir les surcoûts de la mobilité.

Qui peut participer à Erasmus+ ?

  • Les étudiants de niveau bac + 2 au minimum (L2, L3, Master)
  • Les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur français ayant une charte Erasmus+
  • Les étudiants en situation de handicap (sans restriction liée au type de handicap)
  • Les étudiants en alternance, apprentissage ou formation continue

Bourses et financements spécifiques au handicap

Le programme Erasmus+ prévoit des aides financières spéciales pour les étudiants handicapés :

  • Bourse de mobilité standard : allocation mensuelle versée pendant la durée du séjour (montant variable selon le pays de destination)
  • Allocation pour surcoûts liés au handicap : financement complémentaire destiné à couvrir les frais supplémentaires engendrés par le handicap (accompagnant, matériel adapté, transport, logement spécialisé, etc.)
  • Aide pour l’accompagnant : si l’étudiant a besoin d’une personne pour l’accompagner, le coût du voyage et du séjour de l’accompagnant peut être financé
  • Aide pour l’assistant personnel : financement du coût d’un assistant personnel ou d’un interprète sur place
📊 Allocation Erasmus+ 2024-2025

La bourse Erasmus+ varie entre 200 et 300 euros par mois selon le pays de destination. Les allocations supplémentaires pour le handicap s’ajoutent à cette base et peuvent atteindre 250 euros supplémentaires par mois.

Comment demander l’aide spécifique au handicap dans Erasmus+ ?

L’accès à l’aide pour surcoûts liés au handicap se fait en deux étapes :

  1. Déclaration du handicap auprès de l’université d’origine : l’étudiant doit informer le service Erasmus+ ou le bureau de la mobilité de son handicap et des besoins spécifiques
  2. Évaluation des besoins : le service de mobilité ou le service d’aide aux étudiants handicapés examine le dossier et les justificatifs (certificat médical, reconnaissance MDPH si applicable, etc.)
  3. Demande de financement : selon la procédure de l’établissement, une demande formelle d’aide complémentaire est à remplir
  4. Accord et versement : si l’aide est accordée, le montant est versé avec la bourse standard ou en complément
⚠️ Déclarer son handicap ne signifie pas rejet

Certains étudiants craignent que déclarer leur handicap puisse compromettre leur candidature Erasmus+. C’est faux. La loi antidiscrimination européenne protège les étudiants en situation de handicap. Déclarer son handicap est même recommandé, car c’est la seule façon d’accéder aux aides financières spécifiques et aux aménagements.

Choisir une université accessible à l’étranger

Avant de candidater pour un séjour Erasmus+, il est crucial de vérifier l’accessibilité et les services proposés par l’université d’accueil. Toutes les universités n’offrent pas le même niveau d’accessibilité ou de soutien aux étudiants handicapés.

Critères d’accessibilité à vérifier

  • Accessibilité physique : bâtiments accessibles en fauteuil roulant, ascenseurs, toilettes adaptées, parking accessible
  • Services de soutien : service pour les étudiants en situation de handicap, coordinateur handicap, assistance académique
  • Aménagements pédagogiques : salles de cours accessibles, accès à la prise de notes, tests et examens aménagés, temps supplémentaire
  • Accessibilité numérique : plateformes d’apprentissage compatibles avec les lecteurs d’écran, documents en formats accessibles
  • Aide logement : possibilité de logement accessible ou soutien pour en trouver un
  • Professionnels référents : présence d’interprètes, de preneurs de notes, d’orthophonistes ou de psychologues
  • Transport accessible : accessibilité des transports en commun locaux, aide pour se déplacer dans la ville
💡 Cas pratique : mobilité Erasmus+ d'une étudiante malentendante

Ambre est étudiante en Master à Bordeaux et malentendante. Elle souhaite partir en Erasmus+ en Espagne. Elle contacte d’abord le service Erasmus+ de son université pour déclarer son handicap et demander une aide pour un interprète. Elle identifie aussi une université partenaire connue pour son accessibilité (service dédié aux étudiants sourds et malentendants). Le service Erasmus+ accepte de financer les cours d’interprète en langue des signes espagnole. L’université d’accueil en Espagne l’accueille avec un coordinateur handicap dédié. Avec ces aménagements, son année d’études se déroule bien.

Démarches administratives et préparation du dossier

Documentation médicale requise

Pour accéder aux aides Erasmus+ liées au handicap, il faut généralement fournir :

  • Certificat médical : document établi par un médecin attestant du handicap et décrivant les besoins spécifiques
  • Reconnaissance officielle : lettre de la MDPH ou document équivalent si la personne est déjà reconnue en France
  • Aménagements actuels : liste des aménagements dont l’étudiant bénéficie actuellement (si applicable)
  • Besoins estimés à l’étranger : description détaillée des aides requises dans le pays d’accueil

Il est important de laisser du temps pour réunir cette documentation. Les délais de réponse des services de santé peuvent être longs.

⚠️ Anticiper la reconnaissance du handicap à l'étranger

Le handicap n’est pas reconnu de la même manière dans tous les pays. Un étudiant reconnu travailleur handicapé (RQTH) en France n’aura pas automatiquement ce statut en Belgique ou en Allemagne. Il faut se renseigner auprès de l’université d’accueil sur la procédure locale pour faire reconnaître le handicap et accéder aux droits.

Calendrier type de préparation

  • 12 mois avant : explorer les possibilités, vérifier l’accessibilité des universités partenaires
  • 9 mois avant : constituer le dossier de candidature Erasmus+, réunir les certificats médicaux
  • 6 mois avant : demander l’aide pour surcoûts handicap au service de mobilité
  • 3 mois avant : contacter l’université d’accueil pour discuter des aménagements
  • 1 mois avant : finaliser les arrangements (logement, transport, accompagnant si nécessaire)

Droits des étudiants handicapés en mobilité internationale

L’étudiant en situation de handicap conserve tous ses droits même en séjour à l’étranger. La Directive 2000/78/CE de l’Union européenne interdit la discrimination basée sur le handicap dans tous les domaines, y compris l’éducation.

Droits reconnus en Europe

  • Droit à la non-discrimination : l’université d’accueil ne peut pas refuser un étudiant handicapé ou lui imposer des conditions plus strictes que les autres candidats
  • Droit aux aménagements raisonnables : l’université doit fournir des adaptations nécessaires (aides techniques, services, aménagements pédagogiques) sauf charge disproportionnée
  • Droit à l’accessibilité : les locaux, ressources et services doivent être accessibles
  • Droit au secret médical : l’étudiant peut choisir de divulguer ou non son handicap aux autres étudiants
  • Droit à la poursuite d’études : aucune limite de durée ou de domaine d’études basée sur le handicap

Cependant, ces droits varient selon les pays. L’accessibilité en Suède ou aux Pays-Bas n’est pas la même qu’en Roumanie ou en Bulgarie. Il est prudent de se renseigner au préalable sur le contexte local.

Recours en cas de discrimination

Si un étudiant est victime de discrimination en raison de son handicap dans un pays d’accueil Erasmus+, il peut :

  • Signaler le problème au coordinateur Erasmus+ de son université d’origine
  • Contacter le service de médiation de l’université d’accueil
  • Saisir l’organisme national de lutte contre la discrimination du pays d’accueil
  • Consulter une association locale de défense des droits des personnes handicapées

Le programme Erasmus+ a prévu un processus de recours pour les situations de discrimination ou de non-respect des engagements d’accessibilité.

Financement du séjour : cumuler les aides

La bourse Erasmus+ n’est souvent pas suffisante pour couvrir tous les frais du séjour. L’étudiant en situation de handicap peut cumuler plusieurs sources de financement :

Aides cumulables avec Erasmus+

  • Allocation d’études ou aide sociale de la région : certaines régions continuent à verser des allocations pendant le séjour Erasmus+
  • Aide personnalisée au logement (APL) : si l’étudiant loue un logement à l’étranger, il peut demander l’APL auprès de la CAF
  • Aide du Crous : selon les situations, le Crous peut maintenir une aide complémentaire
  • Allocations familiales : les allocations familiales sont généralement maintenues pendant une mobilité
  • Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) : si l’étudiant bénéficie de l’AEEH, elle peut être maintenue
  • Aides associatives : certaines associations proposent des bourses supplémentaires aux étudiants handicapés
  • Financement via le plan d’accompagnement de la MDPH : en très rares cas, la MDPH peut financer un projet de mobilité internationale
L'APL fonctionne aussi à l'étranger

Beaucoup d’étudiants ignorent que l’APL peut être versée pour un logement loué à l’étranger, sous certaines conditions. Il faut bien sûr avoir un contrat de location, mais cela peut couvrir une part importante du loyer du séjour Erasmus+. C’est particulièrement avantageux dans les pays où le coût de la vie est élevé.

Au-delà d’Erasmus+ : autres possibilités d’études à l’étranger

Bien qu’Erasmus+ soit le programme le plus connu, d’autres voies existent pour étudier à l’étranger quand on est en situation de handicap.

Programmes bilatéraux et accords directs

De nombreuses universités françaises ont des partenariats directs (sans passer par Erasmus+) avec des universités dans d’autres pays. Ces accords peuvent offrir plus de flexibilité sur la durée du séjour, les disciplines, ou les aménagements négociés.

Candidature directe et reconnaissance de diplômes

Un étudiant peut candidater directement auprès d’une université étrangère, sans programme d’échange. Dans ce cas :

  • Le diplôme français doit être reconnu selon la procédure du Supplément au diplôme ou de la reconnaissance académique des diplômes
  • Chaque université a sa propre procédure d’admission et d’aménagements
  • L’étudiant doit se charger de constituer le dossier et de négocier les aménagements

Pour connaître les démarches de reconnaissance de diplômes, consulter le site Vivre avec un handicap en Suisse ou Vivre avec un handicap en Belgique, selon la destination visée.

Organismes d’aide à la mobilité

Plusieurs organismes français aident les étudiants en situation de handicap à partir à l’étranger :

  • Campus France : conseille sur les démarches et reconnaissances académiques
  • Fondation pour l’Université de Lyon : propose des bourses pour étudiants handicapés
  • Association Tremplin Handicap : accompagne les projets de mobilité et d’insertion
  • Services d’aide aux étudiants handicapés : présents dans chaque université, ils facilitent les démarches administratives

Préparer son arrivée dans le pays d’accueil

Une fois accepté pour Erasmus+ ou un autre programme, plusieurs étapes concrètes facilitent l’intégration :

Avant d’arriver

  • Contacter le service handicap de l’université d’accueil 2-3 mois avant l’arrivée
  • Envoyer une description détaillée des besoins et des aménagements actuels
  • Demander le plan d’accessibilité du campus et des bâtiments
  • Vérifier la disponibilité et le coût des logements accessibles
  • Se renseigner sur les professionnels de santé locaux (médecin généraliste, spécialiste si nécessaire)
  • Identifier les associations locales de personnes handicapées pour créer du réseau
  • Anticiper le transport du matériel ou des équipements spécifiques si nécessaire

À l’arrivée

  • Participer à l’orientation pour étudiants handicapés proposée par l’université
  • Rencontrer le coordinateur handicap ou le responsable du service dédié
  • Valider les aménagements prévus et en demander d’autres si nécessaire
  • S’inscrire auprès de services de santé locaux
  • Explorer le campus avec la personne ressource de l’université

Santé et assurance : protections essentielles

Avant de partir, il est crucial de s’assurer que la couverture santé sera adéquate à l’étranger.

⚠️ La Carte Européenne d'Assurance Maladie ne suffit pas toujours

La CEAM permet l’accès aux soins de santé d’urgence dans tout pays de l’UE, mais elle ne couvre pas tous les frais. Pour un étudiant en situation de handicap ayant des besoins médicaux réguliers (suivi spécialisé, appareillage, médicaments), une assurance complémentaire est vivement recommandée.

  • Demander la Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) : gratuite, valable 1 an, permet l’accès aux soins en Europe
  • Souscrire une assurance complémentaire : pour couvrir les frais non remboursés, les rapatriements, les hospitalisations
  • Renouveler les ordonnances médicales : anticiper les renouvellements, les médicaments ne sont pas toujours disponibles avec le même nom
  • Emporter les dossiers médicaux : résumé en anglais du suivi actuel, lettres des spécialistes, preuves des vaccinations
  • Vérifier l’accessibilité des professionnels de santé : certains pays offrent moins de services d’accessibilité qu’en France

Témoignages d’étudiants ayant eu une expérience Erasmus+ avec handicap

En savoir plus sur les études en Suisse ou consulter la carte européenne du handicap pour approfondir votre recherche.

📞 Besoin d'aide pour préparer votre mobilité Erasmus+ ?

Notre équipe peut vous accompagner dans la préparation de votre dossier, la constitution des justificatifs et la vérification de l’accessibilité de votre université d’accueil.

L’essentiel à retenir

📌 Les points clés pour étudier à l'étranger avec un handicap

  • Erasmus+ accueille les étudiants handicapés et propose des aides financières spécifiques (allocation pour surcoûts liés au handicap, financement d’accompagnants ou d’interprètes)
  • Vérifier l’accessibilité de l’université d’accueil est crucial : tous les pays et universités ne proposent pas le même niveau de soutien
  • Déclarer son handicap auprès du service de mobilité est nécessaire pour accéder aux aides, pas un obstacle
  • Constituer un dossier solide avec certificat médical, justificatifs de besoins spécifiques et liste d’aménagements requis
  • Anticiper les démarches (au moins 9-12 mois avant) pour réunir la documentation et négocier les aménagements
  • Cumuler les aides : Erasmus+ + APL + allocations familiales + aide Crous si possible
  • Prévoir assurance et santé : CEAM + assurance complémentaire recommandée
  • La loi européenne protège contre la discrimination et garantit un accès aux aménagements raisonnables

Questions fréquentes

Questions fréquentes


Est-ce que déclarer mon handicap peut m'empêcher d'obtenir une place en Erasmus+ ?

Non. La loi européenne interdit toute discrimination basée sur le handicap. Déclarer son handicap est même recommandé car c’est la seule façon d’accéder aux aides financières supplémentaires et aux aménagements. Les universités et le programme Erasmus+ ont l’obligation d’accueillir les étudiants handicapés.

Combien de temps prend la demande d'aide pour surcoûts liés au handicap ?

La durée varie selon les établissements. En général, il faut compter 2 à 4 mois entre le dépôt de la demande et la réponse. D’où l’importance de préparer cette demande dès 6 mois avant le départ. Certaines universités exigent une décision avant le versement de la bourse, d’autres peuvent verser rétroactivement.

Puis-je percevoir l'APL si j'étudie à l'étranger ?

Oui, l’APL peut être versée pour un logement loué à l’étranger, sous certaines conditions : être inscrit auprès de la CAF, avoir un contrat de location, justifier d’un domicile de référence en France. C’est une aide peu connue mais très utile pour financer le séjour à l’étranger. À demander auprès de votre CAF avant le départ.

Qu'est-ce que la Carte Européenne d'Assurance Maladie (CEAM) et comment l'obtenir ?

La CEAM permet l’accès aux soins de santé d’urgence dans tous les pays de l’Union européenne. Elle est gratuite et valable 1 an. Pour l’obtenir, il suffit de la demander auprès de votre assurance maladie (CPAM, MSA, etc.). Elle est utile mais ne couvre pas tous les frais ; une assurance complémentaire est recommandée pour les étudiants ayant des besoins médicaux réguliers.

Puis-je candidater directement à une université étrangère sans passer par Erasmus+ ?

Oui, il est possible de candidater directement auprès d’une université étrangère. Dans ce cas, c’est à l’étudiant de gérer les aspects administratifs, de chercher un financement (bourse Erasmus+ seule, aides régionales, aides associatives) et de négocier les aménagements directement avec l’université. Les démarches sont plus complexes mais offrent plus de flexibilité sur le choix de l’université ou la durée du séjour.

Comment faire reconnaître mon diplôme français à l'étranger ?

La reconnaissance des diplômes dépend de chaque pays et de chaque discipline. Les diplômes français bénéficient du Supplément au diplôme (document automatique dans les universités françaises depuis 2002) qui facilite la reconnaissance en Europe. Pour plus de détails, consulter Campus France ou les autorités d’accréditation du pays d’accueil. Vous pouvez aussi explorer les pages sur vivre en Suisse ou vivre en Belgique pour des informations par pays.


Témoignages

Franchement j’étais stressé de partir à l’étranger avec ma déficience visuelle… peur de pas trouver les services qu’il me faut là-bas. Mais mon université m’a dit que Erasmus+ pouvait financer mon accompagnant et un lecteur d’écran en version locale. La démarche a pris du temps, presque 5 mois, mais au final j’ai eu mon aide pour tout. L’université d’accueil en Allemagne était super bien organisée. Vraiment ça a changé ma vie d’avoir tenté le coup.

— Thomas, 23 ans, étudiant en Master avec déficience visuelle

Bon moi j’ai voulu partir en Erasmus+ avec mon fils qui est pas mal handicapé. Au départ on m’a dit que c’était compliqué, que il y avait pas vraiment d’aide pour les étudiants parents handicapés. Mais j’ai insisté, j’ai trouvé une université vraiment accessible en Belgique, et finalement j’ai obtenu une aide pour un logement accessible et une aide pour garder mon fils en journée. C’était pas facile mais ça a vraiment valu le coup. Merci à portail-handicap.fr qui m’a expliqué comment bien monter mon dossier.

— Justine, 21 ans, mère d'un enfant en fauteuil roulant

Honnêtement je savais pas si je pourrais partir étudier en master à l’étranger avec mes soucis de santé mentale… j’avais peur d’être jugé. Mais le service handicap de mon université m’a vraiment mis en confiance, ils m’ont dit qu’y avait rien de honteux à déclarer ça et que l’université d’accueil en Espagne proposait du soutien psychologique. Ça m’a permis de partir plus serein et vraiment la mobilité m’a fait du bien franchement. J’ai pas eu besoin de prendre l’aide pour accompagnant mais de savoir que c’était possible, ça a changé mon attitude.

— Jean-Marc, 27 ans, reconnu travailleur handicapé, trouble bipolaire