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Les grandes écoles et le handicap : aménagements et politiques d’inclusion

L’accès aux grandes écoles est un droit pour les personnes en situation de handicap, au même titre que pour tous les étudiants. Depuis la loi du 11 février 2005, les établissements d’enseignement supérieur ont l’obligation légale de mettre en place des mesures de compensation du handicap et d’adapter leur environnement pour favoriser l’inclusion.

Les grandes écoles (HEC, ENA, Polytechnique, Centrale, Sciences Po, etc.) ont progressivement renforcé leur engagement en faveur de l’accessibilité et de l’inclusion. Cette page détaille les aménagements disponibles, les droits de l’étudiant en situation de handicap, et les démarches pour accéder à ces dispositifs.

Qu’est-ce qu’une grande école en France ?

Les grandes écoles sont des établissements d’enseignement supérieur sélectifs qui forment des cadres et des experts dans leurs domaines respectifs. Elles sont financées partiellement par l’État et jouissent d’une autonomie pédagogique importante. Les principales grandes écoles sont :

  • Les écoles d’ingénieurs (Polytechnique, CentraleSupélec, INSA, Mines, Télécom, etc.)
  • Les écoles de commerce et management (HEC, ESSEC, EMLyon, Audencia, Grenoble EM, etc.)
  • Les instituts d’études politiques (Sciences Po Paris, Sciences Po régionales)
  • L’École nationale d’administration (ENA)
  • Les écoles normales supérieures (ENS Paris-Saclay, ENS Lyon, ENS Rennes)

L’accès à ces écoles se fait généralement par concours d’entrée très sélectif, ou pour certaines, sur dossier et entretien. La personne en situation de handicap a le droit de participer à ces concours avec les aménagements d’examens qui lui correspondent.

Les droits de l’étudiant en situation de handicap à la grande école

La loi du 11 février 2005 pose le cadre juridique de l’accessibilité et de la non-discrimination à l’école supérieure. Chaque grande école doit désigner un référent handicap (ou une équipe dédiée) chargé de gérer les demandes d’aménagement et d’accompagnement.

⚖️ Articles L. 114 et L. 312-1 du Code de l'action sociale et des familles

La personne en situation de handicap a le droit à une compensation adaptée de son handicap dans le cadre de l’accès à l’éducation et à la formation. Les établissements d’enseignement supérieur doivent mettre en place des mesures d’accessibilité sans surcoût pour l’étudiant.

Les droits spécifiques de l’étudiant handicapé dans les grandes écoles incluent :

  • Aménagements d’examens : tiers-temps, secrétaire, salle isolée, pause, lecteur d’écran, etc.
  • Accompagnement pédagogique : tutorat, soutien personnalisé, aide à l’organisation
  • Accessibilité physique : bâtiments sans barrières architecturales, ascenseurs, toilettes adaptées, places de parking
  • Accessibilité numérique : documents en formats alternatifs (gros caractères, braille, numérique), sites web conformes aux normes WCAG
  • Aide humaine : présence d’une personne d’accompagnement (AVS, aide socio-éducative)
  • Aide à l’emploi du temps : modulation de la présence en cours, aménagement d’horaires
  • Accès aux services de santé et d’aide sociale de l’établissement
Droit à la compensation sans surcoût

L’étudiant en situation de handicap ne doit jamais payer de supplément pour bénéficier d’aménagements ou d’accompagnements. Les coûts sont à la charge de l’établissement (ou financés par la région pour certaines aides humaines).

Comment accéder aux aménagements dans une grande école ?

La démarche pour obtenir des aménagements varie légèrement selon les établissements, mais suit un processus similaire :

Étape 1 : Contacter le référent handicap dès la pré-inscription

Il est conseillé de prendre contact avec le référent handicap avant même d’intégrer l’école, dès la phase de candidature ou de pré-inscription. Cette personne (ou cette équipe) guide l’étudiant tout au long du parcours.

Les coordonnées du référent handicap figurent sur le site de l’école (rubrique « Handicap », « Accessibilité », « Étudiant »).

⚠️ À faire très tôt dans le parcours

Ne pas attendre le jour de la rentrée pour signaler son handicap et ses besoins d’aménagement. Les préparatifs d’accessibilité prennent du temps. Signaler le handicap dès la candidature ou au moment de l’admission permet à l’école de préparer les aménagements.

Étape 2 : Fournir les documents médicaux et administratifs

Pour valider une demande d’aménagement, l’étudiant doit fournir :

  • Un certificat médical établi par un médecin généraliste ou spécialiste, détaillant les limitations fonctionnelles liées au handicap
  • La reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH) émise par la MDPH, ou un dossier MDPH en cours
  • Les rapports d’experts ou bilans (ergothérapeute, psychologue, orthophoniste, selon le type de handicap)
  • Un document personnel décrivant les besoins spécifiques en matière d’aménagement

Chaque grande école a ses propres formulaires et critères d’évaluation. Le référent handicap guide l’étudiant dans la constitution du dossier.

Étape 3 : Rencontre avec le référent et les équipes pédagogiques

Une fois le dossier constitué, une rencontre est organisée avec le référent handicap et, si nécessaire, avec des responsables pédagogiques ou le département médico-social. Cette rencontre vise à :

  • Valider l’étendue et la nature des aménagements nécessaires
  • Définir un plan d’accompagnement personnalisé
  • Mettre en place un suivi régulier

La personne en situation de handicap a le droit de se faire accompagner par une personne de confiance (parent, aidant, représentant d’association) lors de cette rencontre.

Étape 4 : Mise en place et suivi des aménagements

Une fois les aménagements validés, l’école les met en place dès le début de l’année académique. Un suivi régulier est effectué pour vérifier que les dispositifs fonctionnent bien et s’adapter si nécessaire.

💡 Cas pratique : Étudiant malvoyant à Polytechnique

Victor est malvoyant de naissance. Il a intégré Polytechnique après avoir passé le concours avec tiers-temps. À son arrivée, l’école a mis en place : accès à tous les documents en version numérique compatible lecteur d’écran, utilisation de la loupe agrandit en cours, présence d’une personne ressource en informatique adaptée, et des services de scolarité sensibilisés à ses besoins. Victor a aussi bénéficié d’une aide à l’organisation du temps de travail pour compenser les délais allongés de lecture numérique.

Les aménagements spécifiques selon le type de handicap

Handicap moteur

Pour les étudiants en situation de handicap moteur (fauteuil roulant, mobilité réduite, etc.) :

  • Accessibilité complète des bâtiments (rampes, ascenseurs, portes adaptées)
  • Places de parking réservées à proximité des accès
  • Toilettes adaptées
  • Aménagement du poste de travail (bureau adapté, aide à la prise de notes)
  • Aide à la mobilité sur le campus si nécessaire

Handicap sensoriel (surdité, malvoyance)

Pour les étudiants sourds ou malvoyants :

  • Surdité : interprète en langue des signes française (LSF) pendant les cours et examens, sous-titrage des vidéos, transcription des contenu oraux
  • Malvoyance : documents en gros caractères ou braille, lecteur d’écran sur ordinateur, agrandisseur d’écran, salle d’examen adaptée avec éclairage approprié

L’étudiant sourd a aussi le droit à une aide à la communication pour participer aux échanges collectifs en dehors des salles de cours.

Handicap cognitif ou du neuro-développement (TDAH, dyslexie, autisme)

Pour les étudiants atteints de troubles cognitifs ou du neurodéveloppement :

  • Tiers-temps ou plus aux examens
  • Salle d’examen sans distractions
  • Utilisation d’outils numériques d’aide (correcteur orthographique, mise en page facilitée)
  • Tutorat personnalisé en matière d’organisation et de méthode de travail
  • Pauses régulières pendant les examens
  • Accès à un lieu calme pour les études indépendantes
Les aménagements d'examens ne donnent pas d'avantage illégitime

Le tiers-temps, par exemple, n’est pas une facilité : il compense le temps supplémentaire nécessaire à la personne dyslexique pour lire ou à une personne avec trouble de la concentration pour maintenir son attention. L’aménagement nivelle les chances, il ne les biaise pas.

Maladie chronique ou invalidante

Pour les étudiants atteints de maladie chronique (sclérose en plaques, diabète, etc.) :

  • Modulation des horaires de cours ou présence partiellement à distance
  • Accès à un local pour se reposer ou prendre des médicaments
  • Aménagement des examens en cas de fatigue ou de symptômes imprévisibles
  • Flexibilité dans les délais de rendu de travaux
  • Accès aux services médicaux et infirmerie de l’établissement

Aménagements dans les concours d’entrée aux grandes écoles

La personne en situation de handicap qui prépare un concours d’entrée à une grande école peut demander des aménagements d’examens spécifiques. Cette demande s’effectue auprès de l’organisateur du concours (Scolarité IDF pour Polytechnique, HEC, etc.).

Les aménagements courants sont :

  • Tiers-temps additionnel (ou plus)
  • Salle d’examen isolée sans distractions
  • Transcripteur ou secrétaire pour écrire sous la dictée
  • Pause ou sortie autorisée en cas de besoin (injection d’insuline, toilette, mouvement)
  • Matériel adapté : ordinateur personnel, logiciel d’aide (NVDA, Jaws pour malvoyants), dictionnaire électronique adapté
  • Accès à des professionnels lors des examens (infirmière, interprète LSF)
⚠️ Anticiper la demande d'aménagement au concours

Les demandes d’aménagement pour les concours doivent généralement être faites 3 à 6 mois avant l’examen, avec l’appui de documents médicaux officiels. Un délai court risque de mener à un rejet ou à des aménagements incomplets.

L’accessibilité financière et les aides de l’État

En plus des aménagements académiques, la personne en situation de handicap étudiant aux grandes écoles peut accéder à des aides financières :

  • AEEH (Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé) si elle a moins de 20 ans et remplit les conditions
  • Aide humaine prise en charge par la région (remboursement des frais d’accompagnement)
  • Bourses d’études nationales (CROUS) avec majorations pour handicap
  • Bourses spéciales aux grandes écoles (souvent plus généreuses pour les étudiants handicapés)
  • Logement en résidence universitaire adaptée avec tarifs préférentiels
  • Prise en charge des aides techniques (fauteuil roulant, lecteur d’écran, prothèse auditive, etc.)

L’étudiant doit se renseigner auprès de la MDPH de son lieu de résidence pour connaître les aides auxquelles il est éligible. La région finance aussi parfois les aide humaines directement, sans passer par la MDPH.

📊 Nombre d'étudiants handicapés dans l'enseignement supérieur

Selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur, environ 12 % des étudiants en France déclarent une situation de handicap ou une maladie chronique. Ce taux reste bien en dessous de la prévalence du handicap dans la population générale (15-20 %), ce qui suggère que de nombreuses personnes handicapées ne poursuivent pas d’études supérieures, faute d’accessibilité perçue.

Les associations et ressources d’aide

Plusieurs structures peuvent accompagner l’étudiant en situation de handicap :

  • Le service handicap de la grande école : première ressource pour tous les aménagements et accompagnements
  • Associations d’étudiants handicapés : entraide, partage d’expériences, défense des droits (présentes dans la plupart des grandes écoles)
  • Cap emploi : aide à la transition vers l’emploi et conseils en orientation professionnelle
  • MDPH : pour la reconnaissance du handicap et l’accès aux droits et allocations
  • Associations nationales comme l’APF France handicap, l’AGEFIPH, l’association des sourds, etc.
  • Maison France Services : aide administrative gratuite pour constituer les dossiers
Créer une association d'étudiants handicapés à l'école

Si aucune association d’étudiants handicapés n’existe dans la grande école, l’étudiant peut en créer une, avec l’appui du référent handicap et de l’administration. Cela crée une communauté d’entraide très utile.

Les grandes écoles et la diversité : engagement institutionnel

Depuis les années 2010, les grandes écoles se sont engagées dans des politiques de diversité et d’inclusion qui incluent le handicap. Certaines écoles vont au-delà des obligations légales :

  • Recrutement sur critères de diversité : accès aux Programmes Talents ou tronc commun intégrant des places réservées ou des prépas adaptées
  • Recrutement en apprentissage ou par alternance : pour les personnes ayant besoin d’un rythme pédagogique adapté
  • Formations aux enjeux du handicap pour les étudiants et les enseignants
  • Labellisation « école inclusive » par des organismes externes
  • Intégration du handicap dans les valeurs de l’établissement (recrutement équitable, accessibilité dès la conception, culture d’inclusion)
💡 Cas pratique : Polytechnique et le Programme Talents

Polytechnique propose un Programme Talents destiné aux candidats issus de milieux sous-représentés ou ayant des besoins spécifiques (dont le handicap). Les candidats admis au Programme passent une année de remise à niveau pédagogique, puis intègrent le cursus normal. L’accès est gratuit et les candidats reçoivent une bourse.

Parcours professionnel après la grande école : transition emploi

Intégrer une grande école en situation de handicap ne signifie pas que l’insertion professionnelle sera facile. Certaines grandes écoles mettent en place des services de transition emploi spécialisés :

  • Conseil en aménagement de poste
  • Aide à la rédaction du CV et de la lettre de motivation, en soulignant les compétences adaptatives
  • Partenariats avec des entreprises en faveur du handicap
  • Préparation aux questions sensibles en entretien d’embauche
  • Accès à la reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH) pour les diplomés

Selon les statistiques, les diplômés des grandes écoles en situation de handicap ont un taux d’emploi comparable à celui des autres diplômés, à condition que l’insertion soit bien accompagnée.

L’essentiel à retenir

📌 Les points clés sur les grandes écoles et le handicap

  • Les grandes écoles ont l’obligation légale de mettre en place des aménagements et de l’accessibilité pour les étudiants handicapés, sans surcoût pour l’étudiant.
  • Chaque école dispose d’un référent handicap à contacter dès la phase de candidature ou de pré-inscription.
  • Les aménagements incluent : accès aux concours avec adaptations, aménagements d’examens, accessibilité des bâtiments, aide humaine, documents adaptés, et accompagnement pédagogique.
  • La demande d’aménagement nécessite un certificat médical et généralement une reconnaissance du handicap (RQTH) ou un dossier MDPH en cours.
  • Des aides financières existent : AEEH, bourses CROUS majorées, aide humaine régionale, logement adapté.
  • Les grandes écoles renforcent progressivement leur engagement en matière d’inclusion, avec des programmes de recrutement spécifiques et une formation aux enjeux du handicap.
  • La personne en situation de handicap ne doit jamais payer davantage pour bénéficier d’aménagements ; en cas de refus ou de discrimination, un recours est possible auprès du Defender des droits.

Questions fréquentes

Questions fréquentes


Est-ce que le handicap est un critère de sélection au concours des grandes écoles ?

Non. Le handicap n’est pas un critère de sélection aux concours. En revanche, la personne en situation de handicap a le droit à des aménagements d’examens (tiers-temps, salle isolée, secrétaire, etc.) qui lui permettent de passer le concours à égalité des chances. Les aménagements ne sont pas visibles sur la copie d’examen ; l’évaluation porte uniquement sur les réponses et les connaissances.

Que faire si la grande école refuse mes demandes d'aménagement ?

Si une grande école refuse des aménagements sans justification, l’étudiant peut saisir le Defender des droits (anciennement Médiateur de la République) pour discrimination handicap. Il est aussi possible de saisir la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) pour obtenir une décision formelle sur les besoins de compensation. L’aide d’une association ou d’un cabinet juridique spécialisé en droit du handicap peut être utile.

L'aide humaine à la grande école est-elle gratuite ?

Oui. La compensation du handicap, y compris l’aide humaine, est gratuite pour l’étudiant. Elle peut être financée par l’école elle-même, ou par la région (pour le service d’aide à l’accompagnement). En aucun cas, l’étudiant ne doit payer pour bénéficier d’une aide à la compensation.

Est-ce que je dois déclarer mon handicap à mes camarades et aux enseignants ?

Non, ce n’est pas obligatoire. Le handicap est une information personnelle et privée. L’étudiant peut choisir de le déclarer ou non à ses camarades et enseignants. Il doit cependant le déclarer au service handicap de l’école pour obtenir les aménagements. Le secret médical s’applique : l’école ne peut pas révéler le handicap sans autorisation.

Y a-t-il des bourses ou aides financières spécifiques au handicap ?

Oui. En plus des bourses nationales du CROUS (qui peuvent être majorées pour handicap), certaines grandes écoles proposent des bourses spéciales pour les étudiants handicapés. La AEEH peut aussi être versée jusqu’à 20 ans si les conditions sont remplies. La région finance aussi parfois directement l’aide humaine sans passer par la MDPH. Il faut se renseigner auprès du service handicap de l’école et de la MDPH locale.

Comment préparer le concours d'une grande école en situation de handicap ?

Il est recommandé de déclarer le handicap à l’organisme de concours (Scolarité IDF, etc.) dès l’inscription, afin que des aménagements soient mis en place. Il faut fournir un certificat médical et généralement une reconnaissance du handicap. Parallèlement, un soutien pédagogique personnalisé, via un enseignant particulier ou une association spécialisée, peut aider à renforcer les connaissances. Certaines écoles offrent aussi des préparations internes aux candidats handicapés.


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Témoignages

Honnêtement j’avais peur que ma surdité m’empêche d’intégrer une grande école.. mais franchement l’école m’a bien accueilli. J’ai un interprète LSF en cours et en examen, et j’ai eu tiers-temps aussi pour lire sur papier. Mes profs sont sensibilisés, les autres étudiants cool. C’est vrai que c’est demandeur comme démarche avant l’arrivée mais après ça roule. Le plus difficile c’était de trouver un boulot en stage, pas trop de souci là-bas.

— Franck, 23 ans, étudiant en école d'ingénieur, atteint de surdité

J’ai galéré longtemps avant de demander une RQTH.. je pensais que j’étais juste nulle en français. Quand j’ai intégré l’école de commerce, j’ai signalé ma dyslexie au service handicap. Ils m’ont proposé tiers-temps, correcteur orthographique, et une aide en méthodo. Franchement ça a changé ma vie, j’avais plus confiance. Après l’école c’était moins facile en boulot, mais au moins j’ai mon diplôme !

— Charlène, 25 ans, mère de deux enfants, dyslexique

L’accès à l’école d’un point de vue physique c’était pas mal compliqué au départ.. des étages, pas d’ascenseur partout, bâtiments vieux. Mais quand j’ai signalé, l’admin a commencé à bouger, des travaux, et maintenant c’est à peu près accessible. Le vrai problème c’était plus les mentalités que l’architecture. Les profs attendaient rien de moi au début, faut montrer qu’on est capable. Portail-handicap.fr m’a bien aidé à comprendre mes droits et à les faire respecter.

— Samuel, 24 ans, en fauteuil roulant, étudiant en droit