L’accueil familial est une solution de logement et d’accompagnement qui permet à une personne en situation de handicap de vivre au sein d’une famille agréée, en dehors de son milieu familial d’origine. Cette formule offre un cadre de vie familier tout en bénéficiant d’un suivi personnalisé et d’une aide quotidienne adaptée. C’est une alternative intermédiaire entre le maintien à domicile et l’hébergement en établissement spécialisé.
L’accueil familial s’adresse aux adultes en situation de handicap — qu’il soit moteur, sensoriel, cognitif ou psychique — qui ont besoin d’accompagnement dans la vie quotidienne mais qui peuvent vivre en milieu ordinaire. La personne handicapée partage le quotidien de sa famille d’accueil, qui reçoit une rémunération et bénéficie d’un cadre juridique encadrant cette relation.
Qu’est-ce que l’accueil familial pour adultes ?
L’accueil familial (anciennement appelé « famille de placement ») est un dispositif d’hébergement et d’accompagnement où une personne en situation de handicap vit au domicile d’un accueillant agréé. Contrairement aux foyers de vie ou aux résidences services, l’accueil familial propose un cadre vraiment familial, similaire à la vie chez soi, avec une prise en charge plus personnalisée et moins institutionnelle.
La personne accueillie conserve son statut d’adulte autonome : elle n’est pas pensionnaire d’un établissement, mais hôte dans une famille. Elle peut participer à la vie quotidienne, aux repas, aux sorties et aux loisirs de la famille. Un contrat écrit encadre précisément les modalités d’accueil, le rôle de l’accueillant, le montant de la rémunération et les responsabilités de chacun.
L’accueil familial se distingue des foyers de vie (qui sont des établissements collectifs) et des résidences autonomie (réservées aux personnes âgées). Il offre une atmosphère familiale réelle, avec un nombre de résidents limité (généralement 1 à 3 personnes maximum par accueillant) et une grande flexibilité d’accompagnement.
Conditions d’accès et eligibilité
Toute personne majeure en situation de handicap peut demander un accueil familial. Il n’existe pas de taux d’incapacité minimum requis, mais la personne doit :
- Être majeure (18 ans au minimum)
- Avoir besoin d’un accompagnement ou d’une aide dans la vie quotidienne
- Être capable de vivre en milieu ordinaire (pas d’accueil aux situations très complexes nécessitant un établissement)
- Accepter volontairement cette forme d’hébergement
L’accueil familial convient particulièrement aux personnes atteintes de handicap moteur, sensoriel, intellectuel léger à modéré, ou de troubles psychiques stables. Pour les personnes en situation de handicap intellectuel souhaitant progresser dans l’autonomie, c’est une excellente passerelle vers plus d’indépendance.
Contrairement à ce que croient certaines personnes, il n’existe pas d’âge limite pour accéder à l’accueil familial. Une personne de 70 ans en situation de handicap peut tout à fait en bénéficier. Cependant, les établissements pour personnes âgées (résidences autonomie) deviennent parfois plus adaptées au-delà d’un certain âge.
Démarches pour demander un accueil familial
La demande d’accueil familial se fait auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) du département de résidence. C’est la même démarche que pour demander d’autres droits liés au handicap.
Étapes de la demande
- Constituer le dossier MDPH : remplir le formulaire Cerfa, joindre un certificat médical récent (moins de 6 mois), justificatifs d’identité et de domicile
- Préciser le souhait d’accueil familial : cocher la case « accueil familial » ou le mentionner explicitement dans la lettre de demande
- Expliquer le projet : décrire en quelques lignes pourquoi cette solution est souhaitée et adaptée à la situation
- Joindre des avis professionnels : avis de l’assistante sociale, du médecin traitant ou du service de suivi du handicap, qui soutiennent cette demande
- Transmettre à la MDPH : par courrier recommandé ou remis en main propre
- Attendre la décision de la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) : délai moyen de 2 à 4 mois
Une fois l’accueil familial reconnu comme besoin, la MDPH aide à trouver un accueillant agréé disponible. La personne handicapée et sa famille peuvent aussi effectuer leurs propres recherches auprès des services du département.
Marc, 42 ans, atteint d’une déficience intellectuelle modérée, vivait en foyer collectif depuis 20 ans. Il souhaite plus d’autonomie et une vie moins institutionnelle. Avec l’aide d’une assistante sociale, il demande un accueil familial à la MDPH. Son dossier souligne qu’il peut effectuer des actes simples (toilette, petit déjeuner) mais a besoin d’aide pour les déplacements et la gestion administrative. La demande est acceptée. Trois mois après, Marc emménage chez Mme Dupont, qui accepte de le accueillir. Le suivi est assuré par un service d’aide à domicile deux fois par semaine.
Financement et aides financières
L’accueil familial est une solution parmi les moins chères en termes de cout pour l’usager, car les aides sociales couvrent généralement l’essentiel ou la totalité des frais. Le financement provient de plusieurs sources :
Allocation d’Adulte Handicapé (AAH)
Si la personne accueillie perçoit l’Allocation d’Adulte Handicapé (AAH), une partie ou la totalité de cette allocation peut être affectée au paiement de la rémunération de l’accueillant. L’AAH n’est jamais supprimée du fait de l’accueil familial.
L’AAH à taux plein est de 1 016,05 € par mois. À taux réduit, elle varie selon les revenus. La personne accueillie peut consacrer tout ou partie de cette allocation au financement de son accueil.
Aide Sociale à l’Hébergement (ASH)
Le département complète l’AAH si elle ne suffit pas à payer la rémunération de l’accueillant. Cette aide s’appelle Aide Sociale à l’Hébergement (ASH). Elle est soumise à une condition de ressources : si la personne ou sa famille a des revenus suffisants, ils sont mis à contribution avant que le département ne paie.
L’Aide Sociale à l’Hébergement n’est accordée que si les ressources (AAH, pension d’invalidité, salaire, aide d’une tierce personne) ne permettent pas de financer entièrement l’accueil. Le département peut demander la participation des enfants majeurs ou du conjoint selon les ressources. C’est une solidarité familiale encadrée légalement.
Complément de ressources (si applicable)
Certaines personnes éligibles à l’AAH perçoivent aussi le Complément de Ressources, une allocation complémentaire destinée aux personnes en situation d’isolement. Cette aide renforce la capacité financière à financer l’accueil.
Frais personnels et budget quotidien
La personne accueillie garde une part de ses ressources pour ses dépenses personnelles (vêtements, loisirs, téléphone, sorties) — généralement un montant minimum réservé appelé « argent de poche ». Le reste couvre le gîte et le couvert.
Rôles et responsabilités de l’accueillant familial
L’accueillant familial agréé est une personne physique (non une entreprise) qui accepte de recevoir une personne handicapée à son domicile. Ce n’est pas un bénévole : c’est une profession encadrée avec des obligations légales et professionnelles.
Obligations de l’accueillant
- Accueillir la personne en situation de handicap dans son domicile personnel
- Assurer le gîte, le couvert et l’accompagnement à la vie quotidienne
- Respecter le projet de vie de la personne et son autonomie
- Maintenir un lien avec la famille d’origine et organiser les visites
- Signaler tout problème ou changement dans la situation sanitaire
- Respecter la confidentialité et les droits de la personne accueillie
- Respecter le contrat écrit établissant les modalités d’accueil
Conditions d’agrément de l’accueillant
Pour exercer légalement, l’accueillant doit être agréé par le département. Cet agrément exige :
- Avoir au minimum 21 ans
- Pas d’antécédents judiciaires incompatibles
- Être en bonne santé (examen médical périodique)
- Disposer d’un logement de surface suffisante et conforme
- Suivre une formation obligatoire (initiale et continue)
- Être assuré en responsabilité civile
- Accueillir maximum 3 personnes handicapées (selon les règles du département)
L’agrément est accordé pour une durée limitée (généralement 5 ans) et doit être régulièrement renouvelé. Un contrôle administratif et une visite d’inspection peuvent être effectués à tout moment.
Un accueillant qui n’est pas agréé ne peut pas légalement recevoir une personne handicapée en échange d’une rémunération. La responsabilité civile et pénale de l’accueillant et du département seraient engagées. Toujours vérifier l’agrément auprès du service du département avant de conclure un accueil.
Contrat d’accueil familial : ce qu’il doit contenir
Le contrat d’accueil est un document écrit et signé entre la personne accueillie (ou son représentant légal), l’accueillant et le service d’aide à domicile ou le référent du département. Il précise :
- Les modalités d’accueil (adresse, durée, horaires)
- Le montant de la rémunération mensuelle et les modalités de paiement
- Les charges comprises (chauffage, électricité, alimentation)
- La nature et la fréquence de l’accompagnement assuré
- Les congés de l’accueillant et l’organisation du remplacement
- Les conditions de rupture du contrat et les délais de préavis
- Les modalités de visite de la famille d’origine
- Le droit d’aller et venir de la personne accueillie
- Les coordonnées d’un responsable/référent à contacter en cas de problème
Ce contrat protège les deux parties. Pour la personne accueillie, il garantit la clarté des services reçus et la stabilité du cadre. Pour l’accueillant, il formalise les obligations et la rémunération.
Accompagnement et suivi de la personne accueillie
L’accueil familial n’isole pas la personne handicapée : elle bénéficie d’un suivi professionnel assuré par :
- Un service d’aide à domicile : infirmière, aide-soignante ou assistant de vie qui se rend au domicile régulièrement (1 à 5 fois par semaine selon les besoins)
- Un travailleur social ou référent MDPH : qui effectue des visites périodiques et assure le lien administratif
- Le médecin traitant : pour le suivi médical et la prévention
- Des services spécialisés : kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue si nécessaire
Cette organisation évite que la personne soit livrée à elle-même dans une famille sans soutien professionnel. L’accueillant reste responsable de la vie quotidienne, mais les professionnels de santé assurent le suivi médical et social.
Sophie, 38 ans, déficience visuelle, est accueillie chez Mme Martin depuis 2 ans. Chaque semaine, une aide-soignante vient 2 fois l’aider à la douche et aux soins corporels. Une fois par mois, une infirmière effectue un suivi médical. Une fois par trimestre, un travailleur social rend visite pour s’assurer que tout va bien. Sophie conserve ses liens avec sa mère qui vient la voir tous les 15 jours.
Avantages et limitations de l’accueil familial
Avantages
- Cadre de vie familial : moins institutionnel qu’un foyer collectif, plus chaleureux
- Relation personnalisée : l’accueillant crée un lien unique avec chaque personne
- Flexibilité : horaires souples, activités variées, intimité préservée
- Cout modéré : généralement moins onéreux qu’un établissement spécialisé
- Maintien des liens : facilite les visites familiales et les sorties
- Progression vers l’autonomie : permet des pas vers plus d’indépendance
- Éloignement positif : vivre hors du milieu familial d’origine tout en restant autonome
Limitations et risques
- Disponibilité limitée : peu d’accueillants disponibles dans certains secteurs
- Dépendance relationnelle : le bien-être dépend beaucoup de la qualité de la relation avec l’accueillant
- Isolement possible : si l’accueillant est peu engagé ou isolé socialement
- Rupture d’accueil : déménagement ou retraite de l’accueillant impose une réorganisation
- Limite de handicap : inadapté aux situations très complexes ou aux personnes très dépendantes
- Absence de structure : pas de groupe d’entre-aide ou d’activités collectives comme en établissement
Ces limitations ne rendent pas l’accueil familial inadapté, mais elles doivent être considérées lors de la réflexion sur le projet de vie.
Trouver un accueillant familial
Une fois l’accueil familial approuvé par la MDPH, il faut trouver un accueillant compatible. Plusieurs canaux existent :
- Service de placement du département : le conseil départemental ou un prestataire tient un registre des accueillants agréés disponibles
- Associations spécialisées : certaines associations gèrent un réseau d’accueillants et facilitent les mises en relation
- Annuaires en ligne : des sites recensent les accueillants par région
- Bouche à oreille : le réseau familial ou professionnel peut connaître des accueillants
La recherche peut prendre du temps. Il est important de rencontrer l’accueillant, de visiter le lieu et de discuter du projet avant de signer un contrat.
Il est légitime de prendre le temps de bien choisir un accueillant. Une visite au domicile, une évaluation de la personnalité et des valeurs de l’accueillant, une vérification de son agrément et des références sont essentielles. Ne pas se précipiter pour mettre en place un accueil.
Alternatives à l’accueil familial
D’autres solutions d’hébergement pour adultes en situation de handicap existent, selon les besoins :
- Foyers de vie et FAM : hébergement collectif encadré
- Résidences services et résidences autonomie : pour les personnes avec plus d’autonomie
- Habitat inclusif et habitat partagé : colocation entre personnes handicapées avec accompagnement
- Maintien à domicile avec aide : vivre chez soi avec des services d’aide à domicile
- Foyers d’hébergement pour travailleurs : si la personne exerce une activité professionnelle
Droits de la personne accueillie
Aucun droit fondamental n’est perdu du fait de l’accueil familial. La personne conserve :
- Le droit au secret médical et à la confidentialité
- Le droit d’aller et de venir (sauf mesure de restriction légale)
- Le droit de voter et de participer à la vie civique
- Le droit de conserver ses liens familiaux et amicaux
- Le droit de gérer son argent (dans la limite de ses capacités légales)
- Le droit de suivre une formation ou un emploi
- Le droit à une vie intime et privée
- Le droit de bénéficier de toutes les aides sociales auxquelles elle a droit
L’accueillant et le service d’accompagnement doivent respecter ces droits et contribuer à la dignité et à l’autonomie de la personne accueillie.
Renouvellement et évolution de l’accueil
L’accueil familial n’est pas figé. Selon l’évolution de la situation :
- Progression vers plus d’autonomie : la personne peut progressivement envisager un habitat inclusif ou un maintien à domicile avec aide
- Augmentation de dépendance : un passage vers un foyer de vie ou une résidence peut devenir nécessaire
- Changement d’accueillant : si la relation se détériore ou si l’accueillant part en retraite, un autre accueillant doit être trouvé
- Retour en milieu familial : dans certains cas, la personne peut revenir vivre avec sa famille d’origine
Le projet de vie n’est jamais définitif. Un suivi régulier avec le travailleur social et un bilan annuel permettent d’ajuster la solution si besoin.
L’équipe de portail-handicap.fr accompagne les personnes handicapées et les familles pour évaluer si l’accueil familial est adapté, et pour préparer la demande MDPH.
L’essentiel à retenir
- L’accueil familial est une solution de logement où une personne handicapée vit au domicile d’un accueillant agréé, dans un cadre familial.
- La demande se fait auprès de la MDPH, avec un dossier complet et l’avis de professionnels.
- Le financement provient de l’AAH, complétée si nécessaire par l’Aide Sociale à l’Hébergement du département.
- L’accueillant doit être agréé et respecter un contrat écrit définissant les conditions de l’accueil.
- Un suivi professionnel (aide à domicile, travailleur social, médecin) accompagne la personne accueillie.
- C’est une solution flexible et personnalisée, idéale pour les personnes en situation de handicap modéré qui cherchent une alternative moins institutionnelle.
- L’accueil familial peut évoluer selon les besoins : progression vers l’autonomie ou passage vers un établissement plus adapté.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Quel est le coût mensuel d'un accueil familial ?
Le coût varie selon les régions et les accueillants, mais en moyenne il oscille entre 1 200 € et 2 200 € par mois (gîte, couvert, accompagnement compris). La majorité ou la totalité de cette dépense est financée par l’AAH et l’Aide Sociale à l’Hébergement. La personne accueillie n’a généralement rien à débourser de sa poche.
L'accueil familial est-il compatible avec un emploi ?
Oui. Si la personne exerce une activité professionnelle ou suit une formation, l’accueillant s’adapte aux horaires. Cependant, si le travail est à temps plein et loin du domicile de l’accueillant, un foyer d’hébergement pour travailleurs peut être une meilleure option.
Puis-je garder le contact avec ma famille en accueil familial ?
Absolument. L’accueil familial n’isole pas de la famille d’origine. Des visites régulières, des sorties et des vacances avec la famille sont possibles et même encouragées. C’est inscrit dans le contrat d’accueil.
Que se passe-t-il si l'accueillant part à la retraite ou doit arrêter ?
Un plan de transition doit être mis en place. Le service du département et le travailleur social identifient un nouvel accueillant et organisent le déménagement. Cette rupture est souvent le point faible de la solution, d’où l’importance du suivi régulier pour anticiper les changements.
L'accueil familial peut-il devenir un véritable foyer de vie ?
Oui, avec le temps et une bonne relation, l’accueillant devient parfois une figure parentale importante pour la personne accueillie. Certaines familles d’accueil reçoivent la même personne pendant 20 ou 30 ans. Ce lien humain est l’une des grandes forces de l’accueil familial comparé aux foyers collectifs.
Quelles sont les obligations administratives pour l'accueillant ?
L’accueillant doit : respecter le contrat écrit, signaler tout problème médical ou comportemental, accorder les congés réguliers (remplacement organisé), participer aux rencontres avec les travailleurs sociaux, maintenir son agrément valide et à jour, et assurer une couverture d’assurance responsabilité civile.
Témoignages
— Jeanne, 51 ans, mère de Théo accueilli depuis 5 ansFranchement on était stressés quand Théo a décidé de partir de la maison pour aller en accueil familial. On pensait que ça serait catastrophique. Mais Mme Rousseau est extraordinaire avec lui. Theo s’épanouit vraiment, il a une vie normale, il va à l’atelier protégé le matin et le soir il rentre chez Mme Rousseau qui lui fait manger avec elle, qui le sort le weekend… c’est pas comme un foyer, c’est vraiment une vraie vie de famille. Et nous on le voit toutes les 2 semaines, les vacances il revient à la maison. C’est la meilleure décision qu’on a pu prendre pour lui.
— Antoine, 37 ans, en accueil familial depuis 3 ansAvant j’étais en foyer collectif, c’était pas terrible… trop de bruit, de gens partout. Maintenant chez Mme Martin c’est calme, c’est comme une vraie maison avec une vraie famille. J’aide à faire les courses, à ranger, à faire la cuisine le weekend. Elle m’aide pour les papiers mais sinon je me débrouille bien. J’ai même un copain qui habite un appart juste à côté alors je peux lui rendre visite. Y a une infirmière qui vient une fois par semaine mais bon c’est pas trop lourd. Honnêtement c’est bien mieux qu’avant.
— Michel, 58 ans, accueillant depuis 15 ansMoi j’ai commencé l’accueil familial en me disant « bon ça va être du travail en plus ». Au final c’est devenu la meilleure expérience de ma vie. J’ai accueilli 4 personnes différentes au cours des années, et j’ai noué des liens vraiment forts avec elles. Ça change ta perception du handicap, ça humanise. Bien sûr c’est des responsabilités, mais l’agrément encadre bien les choses, il y a du suivi, j’ai une formation continue. Et financièrement c’est convenable. C’est un vrai métier et je suis fier de ce que je fais.



