S’engager bénévolement est un droit fondamental, accessible à toute personne en situation de handicap qui souhaite contribuer à la vie associative, culturelle ou citoyenne. Le bénévolat permet de partager ses compétences, de tisser des liens sociaux et de valoriser son engagement personnel, indépendamment du type ou du taux de handicap.
Cette page explique comment une personne handicapée peut devenir bénévole, quels sont ses droits, les aménagements possibles et les structures qui l’accompagnent dans cette démarche.
Une personne en situation de handicap percevant l’AAH (Allocation Adulte Handicapé) peut tout à fait s’engager bénévolement. Le bénévolat n’est pas considéré comme une activité rémunérée et ne réduit pas le montant de l’allocation.
Qu’est-ce que le bénévolat ?
Le bénévolat est un engagement volontaire, gratuit et régulier en faveur d’une association, d’une organisation à but non lucratif ou d’une structure d’intérêt général. La personne bénévole met ses compétences, son temps et son énergie au service d’une cause sans percevoir de salaire ni contrepartie financière.
Le cadre juridique du bénévolat en France est défini par la loi du 1er juillet 1901 relative aux associations, ainsi que par la loi sur l’engagement civique. Aucune discrimination ne peut s’opérer en raison du handicap lors du recrutement ou du déroulement d’une mission bénévole.
Les associations peuvent accueillir librement des bénévoles, y compris des personnes en situation de handicap, sans discrimination. L’obligation d’accessibilité s’applique également aux locaux et aux missions proposées.
Contrairement à un emploi, le bénévolat n’est soumis à aucune visite médicale obligatoire ni évaluation du taux d’incapacité. Une personne peut donc s’engager en tant que bénévole sans être inscrite à la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) ou sans être en contact avec la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
Bénévolat et handicap : les droits et obligations
La personne en situation de handicap qui souhaite s’engager bénévolement bénéficie des mêmes droits que tout bénévole, avec des garanties supplémentaires liées à l’accessibilité et à l’aménagement des conditions d’engagement.
Droits fondamentaux du bénévole handicapé
- Droit à l’égalité d’accès : la personne en situation de handicap ne peut être écartée d’une mission bénévole en raison de son handicap, sauf si celui-ci rend objectivement impossible l’accomplissement de la tâche malgré les aménagements raisonnables possibles.
- Droit aux aménagements : l’association accueillante doit proposer des aménagements (télétravail, horaires flexibles, accessibilité des locaux, aide technique ou humaine) pour permettre à la personne de participer pleinement.
- Droit à l’information : la personne bénévole doit recevoir une description claire de la mission, des tâches, des horaires et des conditions de travail avant de s’engager.
- Droit à la protection sociale : le bénévole est couvert par une assurance responsabilité civile et accident lors de sa mission.
- Droit au congé : aucune pénalité si la personne doit s’absenter pour un rendez-vous médical ou une hospitalisation liée à son handicap.
Sophie est atteinte d’une sclérose en plaques. Elle souhaite s’engager auprès d’une association d’aide aux personnes âgées. L’association met en place un aménagement : Sophie travaille deux jours par semaine, en télétravail quand sa fatigue est importante, pour des tâches de gestion administrative. Cet aménagement ne coûte rien à l’association et valorise les compétences informatiques de Sophie.
Obligations du bénévole
Le bénévole handicapé a les mêmes obligations que tout bénévole :
- Respecter les horaires et la régularité convenus.
- Respecter le secret professionnel et la confidentialité.
- Suivre les consignes de sécurité et d’hygiène.
- Signaler les difficultés ou les besoins d’aménagement à la personne responsable.
- Assurer la qualité du travail fourni dans le cadre de ses capacités.
L’absence de salaire ne change rien : la relation de confiance et d’engagement doit être respectée des deux côtés.
Types de bénévolat accessibles aux personnes handicapées
Le bénévolat peut prendre des formes très variées. Une personne en situation de handicap peut choisir une mission adaptée à ses compétences et à ses capacités, qu’elle soit motrice, sensorielle, cognitive ou psychique.
Bénévolat administratif et bureautique
De nombreuses associations recherchent des bénévoles pour :
- Gérer la comptabilité ou la trésorerie.
- Mettre à jour les bases de données.
- Rédiger des newsletters ou des comptes rendus.
- Gérer les réseaux sociaux.
- Organiser l’agenda ou les événements.
Ce type de bénévolat est souvent compatible avec le télétravail et les horaires flexibles, ce qui le rend accessible à des personnes ayant une fatigue importante, une mobilité réduite ou des limitations temporelles.
Bénévolat d’accompagnement et d’écoute
Les associations proposent également des missions de soutien :
- Bénévole écoutant dans une permanence téléphonique.
- Accompagnateur de sorties ou d’activités.
- Animateur de groupe de parole ou d’ateliers.
- Ami visiteur pour des personnes isolées.
Une personne en situation de handicap psychique ou ayant vécu un parcours difficile peut trouver du sens à accompagner d’autres personnes confrontées aux mêmes défis. Cette forme de bénévolat est valorisante et ne requiert pas de pré-requis techniques.
Il est important que le bénévole en situation de handicap communique ouvertement avec la structure accueillante sur ses besoins en aménagement, ses limites physiques ou cognitives, et ses absences prévisibles. Cela permet à l’association de mieux l’accompagner et d’éviter les malentendus.
Bénévolat créatif et culturel
Les associations culturelles, musées, théâtres et centres culturels recherchent des bénévoles pour :
- Animer des ateliers créatifs ou d’expression.
- Aider à la médiation culturelle ou à l’accueil du public.
- Participer à l’organisation d’événements ou d’expositions.
- Créer ou restaurer des œuvres d’art.
Le bénévolat créatif peut être une excellente opportunité pour une personne en situation de handicap de valoriser ses talents tout en favorisant l’inclusion.
Bénévolat à domicile ou partiellement à distance
Certaines associations proposent des missions entièrement à distance ou à domicile :
- Traduction de documents.
- Rédaction ou correction d’articles.
- Création de contenu multimédia.
- Mentorat ou conseils professionnels en ligne.
Cette flexibilité est particulièrement intéressante pour les personnes ayant une mobilité réduite, une fatigue importante ou un handicap qui rend les déplacements difficiles.
Les aménagements raisonnables en bénévolat
Un aménagement raisonnable est une modification ou une adaptation des conditions de travail qui permet à une personne en situation de handicap de participer à égalité avec les autres. Ces aménagements ne doivent pas créer une charge disproportionnée pour l’association.
Exemples d’aménagements courants
- Accessibilité physique : rampes d’accès, places de stationnement adaptées, toilettes accessibles, ascenseur, éclairage approprié.
- Horaires flexibles : missions concentrées sur certains jours, pauses régulières, possibilité de quitter en cas de fatigue.
- Télétravail : effectuer la mission depuis son domicile avec outils numériques fournis.
- Aide technique : logiciels adaptés, grossisseur d’écran, lecteur d’écran, casques auditifs, appareillage spécifique.
- Aide humaine : accompagnateur, aidant ou assistant présent pour aider à la réalisation de la mission.
- Formation adaptée : explications additionnelles, documentation en braille ou en gros caractères, vidéos avec sous-titres.
- Communication : adaptation des consignes, utilisation de pictogrammes, langage simplifié si besoin.
L’association n’est pas obligée de financer les aménagements, mais elle doit faire des efforts raisonnables. Souvent, il s’agit d’ajustements simples et peu coûteux (horaires, accès, télétravail) plutôt que d’investissements importants.
Bénévolat et protection sociale du bénévole handicapé
Une question importante pour une personne en situation de handicap : le bénévolat offre-t-il une couverture sociale en cas d’accident ?
Assurance responsabilité civile et accident
Toute association accueillant des bénévoles doit souscrire une assurance responsabilité civile couvrant les dommages que le bénévole ou les personnes accompagnées pourraient subir. Cette assurance couvre également les accidents du bénévole survenant lors de sa mission.
En cas d’accident ou de blessure durant la mission, le bénévole peut être indemnisé par cette assurance. Il est important de demander à l’association une copie de son attestation d’assurance avant de s’engager.
Affiliation à la sécurité sociale
Le bénévole ne cotise pas à la sécurité sociale pour son activité bénévole. En revanche :
- Si la personne est salariée ailleurs, elle reste couverte par sa caisse d’assurance maladie liée à son emploi.
- Si la personne n’a pas d’emploi, elle peut demander une affiliation en tant qu’assuré social à titre personnel auprès de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie).
- Le bénévolat ne réduit pas les droits à l’AAH, l’AEEH ou la PCH.
Environ 13 millions de personnes sont bénévoles en France. Moins de 5 % de ces bénévoles déclarent un handicap, ce qui montre qu’il y a un important potentiel de mobilisation des personnes handicapées vers le bénévolat.
Où trouver une mission de bénévolat quand on est handicapé ?
Plusieurs ressources permettent à une personne en situation de handicap de trouver une mission adaptée à ses compétences et à ses besoins.
Plateformes numériques de recrutement bénévole
- France Bénévolat : plateforme nationale proposant des milliers de missions (www.francebenevolat.org).
- Faire.fr : site répertoriant associations et missions.
- Jechelp.org : plateforme spécialisée dans l’engagement associatif.
- Réseaux locaux de bénévolat : chaque région dispose de centres de ressources bénévoles.
La plupart de ces plateformes permettent de filtrer les missions par thème (culture, sport, santé, éducation) et par type (à distance, en local, etc.). Il est recommandé de signaler ses besoins d’accessibilité dans le formulaire de candidature.
Associations spécialisées dans le handicap
De nombreuses associations œuvrant pour l’inclusion et la défense des droits des personnes handicapées recherchent activement des bénévoles. Parmi les plus grandes :
- APF France handicap
- France Paralympique
- Humanité & Inclusion
- Le Collectif Handicaps
- Fédération des Maisons pour l’Emploi
Ces structures comprennent les besoins spécifiques liés aux handicaps et sont généralement bien équipées en termes d’accessibilité et d’aménagement.
Structures locales : mairie, centres sociaux, maisons de quartier
Les collectivités locales, les centre sociaux et les maisons de quartier disposent souvent d’une liste d’associations locales recherchant des bénévoles. Il est possible de les contacter directement pour obtenir des informations sur les missions accessibles.
Si une personne en situation de handicap ne sait pas où commencer, elle peut demander conseil à une assistante sociale de sa commune, à la MDPH ou à l’équipe d’un centre d’accueil de jour. Ces professionnels connaissent les structures locales accessibles et peuvent orienter vers des missions adaptées.
Valoriser son bénévolat : attestation et reconnaissance
Le bénévolat est un engagement important qui mérite d’être valorisé sur le plan personnel et professionnel. Une personne en situation de handicap peut faire valoir ses missions bénévoles.
Attestation et certification
À la fin de sa mission ou lors de son engagement régulier, le bénévole peut demander à l’association une attestation certifiant :
- Les dates de l’engagement.
- Le type de mission et les responsabilités.
- Les compétences acquises ou mobilisées.
- Une recommandation ou un avis favorable de la structure.
Cette attestation peut être utilisée pour un CV, une candidature à un emploi ou une formation, ou simplement conservée en souvenir de l’engagement.
Reconnaissance sociale et inclusion
Au-delà de l’attestation, le bénévolat offre à la personne en situation de handicap :
- Un sentiment de contribution et de valorisation personnelle.
- La possibilité de développer des liens sociaux et d’éviter l’isolement.
- Une opportunité de démontrer ses compétences aux yeux de potentiels employeurs.
- L’accès à une communauté de personnes engagées et bienveillantes.
- Une meilleure estime de soi et une confiance renforcée.
Pour une personne reconnue travailleur handicapé (RQTH) et en recherche d’emploi, le bénévolat peut d’ailleurs être un tremplin vers une insertion professionnelle durable.
Bénévolat et handicap : les défis et solutions
Malgré un cadre législatif favorable, des défis demeurent pour mobiliser les personnes handicapées dans le bénévolat.
Défis courants
- Manque de confiance : certaines personnes craignent de ne pas être à la hauteur ou d’être jugées.
- Accessibilité des locaux : tous les lieux d’engagement ne sont pas accessibles physiquement.
- Manque de connaissances : peu de personnes savent où chercher une mission adaptée.
- Préjugés : certaines associations ont des idées reçues sur le handicap et ses implications.
- Fatigue ou limitations : gérer une mission bénévole régulière peut être difficile avec certains handicaps.
Solutions et accompagnement
Pour surmonter ces obstacles, plusieurs solutions existent :
- Accompagnement individualisé : une assistante sociale ou un médiateur peut aider à identifier une mission et à négocier les aménagements.
- Formations : certaines associations proposent des formations courtes pour préparer les bénévoles.
- Tutorat : un bénévole expérimenté peut accueillir et accompagner le nouveau venu.
- Flexibilité : commencer par une mission limitée (quelques heures par semaine) pour voir comment cela se passe.
- Communication transparente : parler ouvertement de ses besoins et limites permet d’éviter les déceptions.
Marc a un handicap moteur et souhaite s’engager en tant que bénévole. Il commence par deux heures le mercredi matin dans une association d’aide aux devoirs. L’association met en place un aménagement : Marc travaille en télétravail pour la gestion d’une base de données. Après trois mois, satisfait et confiant, il augmente à quatre heures par semaine et participe à des réunions en présentiel avec des aménagements de transports prévus.
Bénévolat et emploi : une passerelle possible
Pour une personne en situation de handicap en recherche d’emploi, le bénévolat peut constituer une passerelle intéressante vers l’insertion professionnelle. Cela permet de :
- Démontrer ses capacités de travail et sa fiabilité.
- Acquérir ou renouveler des compétences professionnelles.
- Construire un réseau professionnel.
- Reprendre confiance après un arrêt prolongé.
- Préparer un retour à l’emploi progressif.
Certains organismes, comme Cap Emploi ou les missions locales, incluent le bénévolat dans un parcours d’insertion professionnelle. La personne peut combiner une mission bénévole avec une formation ou un stage.
- Le bénévolat est un droit accessible à toute personne en situation de handicap, sans discrimination.
- Une personne handicapée percevant l’AAH, l’AEEH ou la PCH peut s’engager bénévolement sans perdre ses allocations.
- Les associations ont l’obligation de proposer des aménagements raisonnables et d’assurer l’accessibilité.
- Le bénévole est couvert par une assurance responsabilité civile en cas d’accident.
- Des plateformes nationales et locales permettent de trouver une mission adaptée.
- Le bénévolat peut valoriser les compétences et faciliter un retour à l’emploi futur.
- Il est important de communiquer ouvertement avec l’association sur ses besoins et limitations.
Questions fréquentes sur le bénévolat et le handicap
Questions fréquentes
Une personne handicapée peut-elle perdre son allocation (AAH, PCH, AEEH) en faisant du bénévolat ?
Non, absolument pas. Le bénévolat n’est pas considéré comme une activité professionnelle rémunérée. Les allocations (AAH, PCH, AEEH) ne sont pas réduites ni supprimées en raison d’un engagement bénévole. Seul un travail rémunéré peut affecter les droits aux allocations.
Faut-il déclarer le bénévolat à la MDPH ou à la CAF ?
Il n’y a aucune obligation de déclarer un bénévolat à la MDPH ou à la CAF, car il ne s’agit pas d’une activité professionnelle. En revanche, si la personne envisage de combiner bénévolat et travail, il est utile d’en parler à son organisme d’aide à l’insertion pour qu’elle bénéficie d’un accompagnement cohérent.
Comment trouver une mission si on a un handicap rare ou peu connu ?
Il est recommandé de contacter directement une association spécialisée dans ce handicap ou une plateforme de recrutement comme France Bénévolat. Il est aussi possible de demander l’aide d’une assistante sociale ou d’un référent MDPH qui connaît le paysage associatif local. Certaines associations acceptent de créer une mission « sur mesure » si le candidat a des compétences intéressantes.
Peut-on s'engager comme bénévole si on a un handicap psychique ou un trouble mental ?
Oui, absolument. Un handicap psychique n’empêche pas de s’engager bénévolement. Il est important de trouver une mission et une association respectueuses de ce handicap. Le bénévolat d’écoute ou d’accompagnement est d’ailleurs particulièrement valorisé quand le bénévole a lui-même une expérience du handicap psychique.
Quel type de mission convient à une personne ayant une fatigue chronique (par ex. ME/SFC) ?
Pour une personne avec une fatigue chronique, les missions recommandées sont : télétravail, missions ponctuelles (par événement), accompagnement téléphonique, gestion administrative à domicile, mentorat en ligne. Les horaires doivent être très flexibles et la personne doit pouvoir s’absenter sans préavis en cas de rechute. Il est indispensable de le communiquer clairement à l’association.
Peut-on valoriser du bénévolat pour un CV ou une candidature à l'emploi ?
Oui, tout à fait. Le bénévolat démontre des compétences, de l’engagement et de la responsabilité. Il est conseillé de demander une attestation à l’association qui précise la nature des tâches, les durées et les compétences mobilisées. Cette attestation peut être intégrée au CV ou mentionnée en entretien d’embauche, notamment pour les personnes en recherche d’emploi après un arrêt prolongé.
L’équipe de portail-handicap.fr peut vous orienter vers les structures et plateformes adaptées à votre situation et vos besoins.
Témoignages
— Johanne, 34 ans, en fauteuil roulantFranchement c’était stressant au départ de m’engager comme bénévole avec mon handicap.. j’avais peur qu’on me demande de faire des choses que je pouvais pas faire. Mais l’association a été super accueillante, ils ont accepté que je fasse du télétravail pour la gestion administrative. Du coup je suis là depuis 1 an et demi et c’est vraiment valorisant, j’ai même reçu une attestation pour mon CV.
— Henri, 56 ans, en recherche d'emploi après un AVCL’AVC m’a laissé avec des difficultés de langage et je pensais que je pouvais plus rien faire.. mon assistante sociale m’a proposé de faire du bénévolat dans une association d’aide à la personne. Ça m’a vraiment aidé à reprendre confiance, j’ai acquis des compétences nouvelles et maintenant j’ai trouvé un CDI à mi-temps dans la même structure. Sans le bénévolat ça aurait pas été possible je pense.
— Aïcha, 67 ans, mère d'une fille autisteMoi c’est vrai que j’ai entendu parler de portail-handicap.fr par une collègue et j’ai trouvé un bon article sur le bénévolat. Ça m’a donné envie de m’engager dans une association qui accueille les enfants autistes. Je fais que quelques heures par mois parce que j’ai pas beaucoup de temps, mais ça me rend heureuse de contribuer et de rencontrer d’autres familles.



