L’accompagnement d’une personne en situation de handicap ou de perte d’autonomie représente un engagement important, souvent au détriment de sa vie professionnelle et personnelle. Heureusement, l’État et les collectivités proposent un ensemble d’aides et d’allocations spécifiquement destinées aux aidants familiaux. Ce simulateur gratuit permet d’identifier rapidement toutes les aides auxquelles l’aidant peut prétendre en fonction de sa situation personnelle et de celle de la personne qu’il accompagne.
Le système d’aides pour les aidants est complexe et peu connu. Beaucoup d’aidants ignorent l’existence de certaines allocations ou les conditions pour y accéder. Ce guide et son simulateur interactif lèvent le voile sur l’ensemble des droits disponibles.
Simulateur interactif : estimez vos droits aidant
Le simulateur ci-dessous propose une démarche progressive et personnalisée. En répondant à quelques questions simples sur :
- La situation de l’aidant (âge, statut professionnel, revenus)
- La personne accompagnée (type de handicap, GIR, niveau de dépendance)
- Le type d’accompagnement fourni (quotidien, occasionnel, résiduel)
- La région ou le département de résidence
…l’outil calcule automatiquement l’ensemble des allocations et aides accessibles, avec estimation des montants mensuels ou annuels.
[Intégrer ici le simulateur interactif]
Les montants affichés sont des estimations basées sur les barèmes en vigueur. Pour bénéficier d’une aide, l’aidant doit constituer un dossier auprès de la MDPH, de l’APA, de la CAF ou du département selon l’allocation. Les montants finals peuvent varier selon l’instruction du dossier.
Les principales aides pour les aidants familiaux
Allocation journalière de présence parentale (AJPP)
L’AJPP est destinée aux parents qui doivent cesser ou réduire leur activité professionnelle pour accompagner un enfant en situation de handicap ou atteint d’une affection longue durée. Le montant dépend du nombre de jours d’absence : jusqu’à 43,89 € bruts par jour en 2025.
Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée à l’accompagnement des enfants handicapés et les aides parentales.
43,89 € bruts par jour d’absence du travail pour parent d’enfant handicapé.
Allocation de soutien familial (ASF)
L’ASF est accordée à la personne qui élève seule un enfant orphelin de père ou de mère, ou dont le parent ne paie pas la pension alimentaire. En 2025, le montant mensuel est de 181,33 €.
Cette allocation ne concerne pas directement l’aide apportée au titre du handicap, mais elle peut se cumuler avec d’autres allocations pour enfant en situation de handicap.
Complément de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Complément AEEH)
Si l’aidant contribue de manière substantielle à la prise en charge d’un enfant bénéficiaire de l’AEEH, il peut percevoir un complément. Le montant varie selon le degré de handicap (de 98,06 € à 1 070,65 € par mois selon le niveau de l’AEEH).
Retrouvez tous les détails sur la page AEEH et allocations enfant handicapé.
L’AEEH est versée à la famille de l’enfant handicapé. Le Complément AEEH est une allocation supplémentaire si l’aidant (parent ou non) renonce à travailler ou réduit significativement son activité pour s’occuper de l’enfant.
Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et droits de l’aidant
L’APA est destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus en situation de dépendance. Elle peut financer un plan d’aide qui rémunère les aidants familiaux. En tant qu’aidant d’une personne bénéficiaire de l’APA, certains droits spécifiques peuvent être ouverts (congés, formation, mutuelle).
Consultez notre guide complet sur l’APA et l’aide aux aidants de personnes âgées.
Prestation de compensation du handicap (PCH) et aide humaine
La PCH est versée à la personne en situation de handicap. Elle peut financer tout ou partie d’une aide humaine fournie par l’aidant familial. Contrairement à l’AAH, la PCH peut rémunérer directement les proches aidants dans certains cas.
Pour connaître tous les détails, consultez notre page sur la PCH et ses modalités d’utilisation.
Sophie aide sa mère à mobilité très réduite au quotidien (toilette, préparation des repas, sorties). La mère de Sophie obtient la PCH avec financement d’une aide humaine de 800 €/mois. Sophie peut être rémunérée directement par le service gestionnaire de la PCH (organismes habilités) pour cette aide. Elle doit alors déclarer ces revenus auprès de la CAF et des impôts.
Congé de solidarité familiale et droits professionnels
Tout salarié a le droit de demander un congé de solidarité familiale pour accompagner un proche atteint d’une affection grave. Cette interruption peut être partiellement rémunérée selon la convention collective et l’accord avec l’employeur.
En tant qu’aidant, il est aussi possible de bénéficier :
- D’une majoration de retraite (carrière d’aidant reconnue par l’Assurance retraite)
- D’un droit à la formation et à l’accompagnement professionnel
- D’une protection sociale spécifique (affiliation à la Sécurité sociale en tant qu’aidant)
- D’une allocation compensatrice pour tiers (si l’aidant assume une charge exceptionnelle)
Pour en savoir plus sur les droits professionnels des aidants, consultez la page dédiée aux aidants en emploi et reconnaissance professionnelle.
L’essentiel à retenir
- AJPP : jusqu’à 43,89 € par jour d’absence du travail (parents d’enfant handicapé)
- Complément AEEH : jusqu’à 1 070,65 € par mois si l’aidant renonce à travailler
- PCH aide humaine : la personne accompagnée peut financer une aide humaine familiale
- Congé de solidarité : droit à une interruption d’activité professionnelle partielle ou totale
- Majoration retraite : reconnaissance de l’activité d’aidant pour la retraite
- APA : l’aidant d’une personne âgée en perte d’autonomie peut accéder à des droits spécifiques
Certaines aides ne se cumulent pas entre elles ou comportent des conditions de ressources strictes. Par exemple, l’AJPP est incompatible avec certains aménagements de temps de travail. Il est essentiel de consulter un gestionnaire de cas ou une assistante sociale avant de constituer son dossier pour éviter les erreurs.
Questions fréquentes sur les droits des aidants
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour percevoir l'AJPP ?
L’AJPP s’adresse aux parents (ou tuteurs légaux) d’un enfant en situation de handicap ou atteint d’une affection longue durée. L’enfant ne doit pas être accueilli en établissement spécialisé (sauf accueil partiel). Le parent doit cesser ou réduire son activité professionnelle. L’allocation est versée par la CAF ou la MSA. La demande se fait via le formulaire Cerfa disponible auprès de la caisse.
Peut-on cumuler plusieurs allocations d'aidant ?
Oui, partiellement. Certaines allocations se cumulent sans limite (comme le Complément AEEH avec la majoration retraite), d’autres comportent des règles spécifiques. Par exemple, l’AJPP n’est compatible qu’avec les allocations sans condition de ressources. Un conseiller CAF ou MDPH peut clarifier les cumulabilités selon la situation personnelle de l’aidant.
Comment est rémunéré un aidant familial via la PCH ?
La personne en situation de handicap perçoit une allocation PCH. Elle peut l’utiliser pour financer une aide humaine, y compris fournie par un membre de sa famille. L’aidant familial doit alors être rémunéré via un organisme gestionnaire agréé (prestataire, association, mandataire URSSAF). Un contrat de travail ou une convention doit être signé. L’aidant doit déclarer ses revenus aux impôts et à la CAF.
L'activité d'aidant compte-t-elle pour la retraite ?
Oui, depuis 2023, une carrière d’aidant peut être reconnue pour la retraite à taux plein à 65 ans, même sans cotisations suffisantes. L’Assurance retraite accorde une majoration de durée d’assurance pour toute période de four ans au minimum comme aidant déclaré. Il faut déclarer son statut d’aidant auprès de la MDPH ou de la CAF.
Quels droits professionnels possède un aidant en emploi ?
Un aidant salarié bénéficie du droit au congé de solidarité familiale (renouvelable, durée variable selon l’accord). Il peut aussi demander un temps partiel ou des aménagements de poste. L’employeur ne peut pas le licencier pour cette raison. Certains secteurs (fonction publique, grandes entreprises) offrent des dispositifs spécifiques (congés parent d’enfant handicapé, etc.).
Comment accéder au simulateur droits aidants en tant que personne accompagnée ?
Si l’aidant n’utilise pas lui-même le simulateur, la personne en situation de handicap ou son représentant légal peut aussi accéder à l’outil pour identifier les aides dont l’aidant peut bénéficier. Le simulateur demande simplement des informations sur la situation commune (type de handicap, zone géographique, type d’accompagnement) pour proposer une liste adaptée.
Notre équipe peut vous accompagner dans la compréhension de vos droits d’aidant et vous orienter vers les organismes compétents (CAF, MDPH, APA).
Témoignages
— Patricia, 58 ans, aidante de son mariFranchement j’ai pas saisi au départ qu’on pouvait toucher des allocations vu que mon mari était pas à la maison.. mais avec la PCH et l’APA, on a pu mettre en place une vraie aide à domicile et même me faire rémunérer un peu pour ce que je faisais déjà. Ca a changé pas mal de choses. Le simulateur m’a vraiment aidée à comprendre les droits
— Mathieu, 42 ans, père d'un enfant autisteAvec la demande d’AEEH et du complément pour ma fille, j’ai du prendre un congé parental spécifique au travail. J’avais pas un sou pour vivre pendant ce temps.. mais heureusement l’AJPP ça m’a permis de souffler 6 mois. Les allocations c’est compliqué à calculer mais avec le simulateur ça donne une première idée
— Nathalie, 71 ans, mère d'un adulte en fauteuilBon moi j’aime pas l’informatique mais mon fils a utilisé le simulateur sur le site et ça nous a ouvert les yeux sur la PCH qu’on avait jamais demandée.. avec ça on a pu financer une aide pour que mon fils sorte et qu’il soit un peu autonome. L’équipe portail-handicap a vraiment été super pour nous expliquer tout ça



